31/07/2004

Cartepostalerecords

Micro-label belge découvert avec la sortie de l’album de Sweek, Cartepostalerecords offre sur cette compilation éclectique et passionnante un éventail large et cependant homogène de la palette sonore de son catalogue, divers courants traversant ce disque de part en part. Citons la machinerie mâtinée de guitares à la Mogwai chez Wixel, la fausse pop à la Sea & Cake de A.N.A.L.E.P.T., le calme électronique obsédant chez Any Drap (membre du collectif Jaune Orange), les ambiances à la Paris Texas chez U.V. (l’anglais bien peu orthodoxe du chanteur est cependant dérangeant), les clochettes sur le post rock en montagnes russes de Musiques Automobiles (un des nombreux sommets de cette compil’), les beats sombres et inquiétants de Tronixx Swift Code, les brumes secouées façon Boards of Canada de PI8, l’electronica second degré de Loam, le calme hypnotisant de Smog88 avant la  conclusion de Vancouver, complainte tout en beauté à la Jeff Buckley. Bon vent à Cartepostalerecords, la qualité des projets mise en avant le mérite bien.
 
Le site web du label
 
www.cartepostalerecords.be
 

19:20 Écrit par Fab | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

30/07/2004

Il est bon mon poulet il est bon

Je vais vous faire une confidence qui va bouleverser l'humanité, j'aime le poulet, enfin jusqu'à ce soir 20 h 15 j'aimais le poulet. Mais que s'est-il donc passé à 20 h 15?
a) Le dieu des poulets m'a téléphoné pour m'insulter
b) J'ai vu un reportage sur la fabrication industrielle des filets de poulets
c) Une voyante de la foire du Midi m'a annoncé que j'allais me réincarner en poulet
 
Bon, mettons fin tout de suite à ce suspense insoutenable, la bonne réponse était le b. Si si je vous assure!
Parce que figurez-vous que dans les filets de poulets congelés qu'on trouve dans les supermarchés, il y a parfois 50 % de flotte, oui je dis bien 50 % de flotte, donc on paie la flotte au prix du poulet, bonjour l'arnaque!
Mais ce n'est pas tout, certains fabricants ajoutent aussi des protéines de boeuf et de porc à la vainde de poulet, amis juifs et musulmans, vous vous faites sérieusement entuber sur ce coup-là (enfin les autres aussi).
Enfin, et je garde le meilleur (???) pour la fin, une socité allemande a mis au point un produit qui masque les additifs pour que ceux-ci ne puissent être décelés au contrôle labo. Donc, légalement, tout est ok puisque l'analyse en labo est conforme à l'étiquettage mais qui sait ce qui se cache là-dessous.
 
Conclusion de tout cela, si ces procédés ne sont pas dangereux pour la santé, c'est une belle arnaque qui rapporte un max de pognon à des producteurs bien peu scrupuleux. Comme quoi il vaut mieux parfois payer son poulet un peu plus cher mais au moins avoir quelque chose de convenable dans l'assiette. 

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28/07/2004

Nick Drake m'a sauver

Bizarrement, il y a de ces journées qui n'arrivent pas à s'enclencher, pourtant tous les ingrédients sont là, il fait beau, on est en vacances, on pourrait faire plein de trucs mais non, rien à faire, on glande de chez glande, on pet un CD, bofd pas le bon, on met un deuxième CD, toujours rien jusqu'au moment où ô miracle je tombe sur 'Bryter Layter' de Nick Drake. Putain les amis, je sais que j'enfonce une porte ouverte, mais quel disque!!! Dire que ce type était ignoré de tous durant sa (courte) vie, quelle injustice. Parce que des mecs capables de pondre un album pareil, avec son intro instrumentale unique, ses morceaux joyeusement mélancoliques, ses influences tellement diverses, il n'y en a pas eu beaucoup dans l'histoire de la pop. Nick, si tu lis mon blog de là-haut, je te dis merci.

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Shower de Zhang Yang

 

Chine, 1999,
de Zhang Yang, 90'

 
Avec: Zhu Xu, Pu Cunjin, Jiang Wu, He Zheng, Zhang Jin-hao
 
Vu sur la 2 ce mardi soir, un film émouvant, peut-être trop émouvant.
 
Coutume ancestrale en Chine, les bains d'eau claire (Qing Shui Chi) sont un lieu de convivialité où les hommes et les femmes (chacun de son côté) d'un même quartier aiment se retrouver dans un esprit alliant convivialité et détente. Malgré ce côté sympathique, le film de Zhang Yang pèche à trop jouer sur la corde sensible, le frère autiste, le père triste de voir son grand fils quitter Pékin pour faire fortune dans le Sud, le client dingo qui chante 'O Sole Mio', trop d'émotions finissent par tuer l'émotion. Dommage, la représentation de scènes quotidiennes du vieux Pékin libré aux bulldozers, parfois contre la volonté des habitants (mais pas toujours, tout le monde n'est pas mécontent de quitter les hutongs délabrés et sans confort), les scènes de la vie quotidienne (les danses dans les rues), la richesse sociale et humaine, tout cela méritait un meilleur sort que ce flot de sentiments superficiels. On est très loin de 'Not One Less', ce superbe film de Zhang Yimou sur une petite école de village dont les effectifs fondent comme peau de chagrin. Entre émotion pure et factice, j'ai choisi mon camp...

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26/07/2004

Dix-sept ans de Didier Nion

Dix-sept ans
Film français (2003). Drame, Documentaire. Durée : 1h 23mn.
Avec Jean-Benoît Durand, Héléna Paris  
Réalisé par Didier Nion

C'est un documentaire étrange que Didier Nion a réalisé, étrange par son hybrisme et sa distanciation des personnages qu'il met en valeur. A mic-chemin entre 'le Fils' des frères Dardenne (soit une fiction' et être 'Etre et Avoir' de Nicolas Philibert (soit un documentaire), le style adopté par Didier Nion déroute parfois et ne donne pas toujours envie de s'intéresser au cas de Jean-Benoît, ce grand ado en quête d'une formation de mécanicien automibile et surtout en quête de lui-même. La faute en revient à un style par moments trop clinique et cet relative absence de chaleur humaine perturbe le regard du spectateur. On aurait aimé une plus grande complicité entre le réalisateur et son sujet et il est d'ailleurs symptomatique de constater que le moment le plus humain du film est l'engueulade entre Didier Nion et Jean-Benoît, le premier reprochant au second de ne lui consacrer que deux heures après avoir parcouru 700 bornes rien que pour lui. Néanmoins, on finit par se prendre au jeu des déboires de Jean-Benoît et on finit par se prendre de sympathie pour son destin.

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25/07/2004

Domenico Solazzo à la Péniche Fulmar

Dans un lieu que je ne connaissais pas (la péniche Fuimar installée au Quai des... Péniches, au bout de Bruxelles-les-Bains), l'ami Domenico Solazzo (le gars de chez United Music au Bld Adolphe Max pour ceux qui connaissent cet excellent magasin de disques et CD d'occaz) a livré un set live agréable (perso, je suis bien entré dedans) dans lequel il pu laissé libre cours à ses influences multiples. Passant du rock déjanté  de Frank Zappa au psychédélisme du Pink Floyd des débuts, sans oublier la fulgurance de certains titres du Godspeed, le musicien bruxellois, bien entouré d'un guitariste, d'un (contre)bassiste et d'un batteur, convainc dans ses moments les plus détachés et sarcastiques, là où son sens de l'impro et du faux rythme vous entraînent dans des territoires étrangement brumeux. Un regret cependant, sa voix quelque peu monocorde ne l'autorise pas à de grands accès lyriques, ce registre ne lui sied pas mais c'est un détail dont, je crois, il est tout à fait conscient. En tout cas, e concert m'a réellement donné l'envie de découvrir son premier album, sorti il y a un peu moins d'un an maintenant, et c'est déjà beaucoup.
 
Vous pouvez toujours visiter son site
http://users.skynet.be/carpigstroke/accueil.htm
 
 

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23/07/2004

Turning Gate - Hong Sang-Soo

Turning Gate - Hong Sang-Soo
Corée du Sud / 2002 / 1h55

Jeune comédien et réalisateur, Gyung-Soo reçoit un coup de fil d'un ami écrivain perdu de vue qui l'invite à le rejoindre. Une fois sur place, il rencontre la danseuse Myung-Sook avec qui il a eu une relation aussi brève que passionnée. Pronlème l'ami de Gyung-Soo est aussi amoureux de la jeune fille et en fin de compte, Gyung-Soo préfère arrêter les frais, prendre le train et rentrer chez lui. Sauf que notre "héros" fait la connaissance de Sun-Young et, à sa descente de train, il la suit jusque chez elle, ayanyt sans doute une idée derrière la tête. Idée qu'il ne tarde d'ailleurs pas à concrétiser si vous voyez ce que je veux dire. Au-delà de ces tribulations amoureuses d'un trentenaire sensible aux charmes féminins, la caméra de Hong Sang-Soo détaille chaque plan avec une précision digne d'un horloger et de la banalité des situations évoquées (une conversation au resto, une ballade en bâteau) découle des frissons tactiles. Observant la chair de peau de ses personnages, le réalisateur coréen parvient, grâce à son extraordinaire maîtrise de la mise en scène du quotidien, à sublimer le moindre geste et à traduire le désarroi amoureux de Gyung-Soo, séducteur tragique et comique à la fois. Si vous aimez les films aux larges palettes de couleurs, allez-le voir, il est fait pour vous.

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22/07/2004

Back to the 80's

 A peine rentré de la Foire du Midi, j'éprouve le besoin de vous conter cette journée si belle que la peur de paraître futile n'est plus vraiment essentielle. Redécouvrant les plaisirs simples d'un gamin de 12 ans, ma compagne et moi avons été entraînés dans un étrange élan. Happés par les bruits qui s'entrechoquent, nous voilà donc sur le manège ad hoc. Occasion divine de passer quelques instants en enfance, ces instants abandonnés furent pour nous emplis d'insouciance. Dès que la troisième sonnerie eut retenti, nous quittâmes nos sièges et avons souri. Et comme elle était heureuse de m'avoir offert un tour sur es autos-tamponneuses.

00:29 Écrit par Fab | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/07/2004

Francofolies mon c...

Jeff Bodart, Marka, Florent Pagny, Garou, Mud Flow, Raphaël, Urban Trad, Yel, non ce ne sont pas les prochaines invités de Michel Drucker (encore que ça se pourrait), ce sont quelques-uns des noms à l'affiche des Francofolies de Spa, qui portent de plus en plus mal leur nom. Parce que folies mon oeil! Quand je pense que ce truc hyper-consensuel mou du genou bouffe une bonne part des (maigres) subventions octroyées aux musiques non-classiques, la gerbe n'est pas loin d'ailleurs...... vite un seau. Je sais, on va encore dire que je me donnes des airs mais ce genre de truc me va loin. Franco fuck off!
 
 

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18/07/2004

British Sea Power - The Decline of BSP

En cette période inetnse de revival garage, certains albums sont plus marquants que d'autres et 'The Decline Of British Sea Power' est de ceux-là. D'ailleurs, le qualifier d'album garage serait injuste, c'est bien plus que (simplement) cela. Il ne révolutionnera certes rien, on ne lui demande d'ailleurs pas cet exploit mais sa morgue rock, son énergie punk, ses influences multiples (Fugazi, The Wedding Present) donnent irrésistiblement envie de se bouger le cul ('Apologies To Insect Life') . Limiter l'album à juste un bon disque de rock dansant serait pourtant malhonnête, ce n'est pas du Radio 4, certains titres balancent avec justesse vers plus de sensibilité ('Something Wicked'). En tout cas, que les chansons soient sensibles ou dansantes, toutes ont les mêmes qualités mélodiques et orchestrales (guitares acérées et percutantes, chant varié et généreux à mille lieues des jérémiades de Chris Martin, rythmiques au ton juste) et font de cet album un bon compagnon de voyage qu'il est agréable de côtoyer l'esprit dégagé de toute contrainte matérielle. Attention : ne pas abuser des bonnes choses, l'indigestion n'est jamais très loin.

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