10/08/2004

The Music - Welcome To The North

A paraître dans le prochain RifRaf
 

 Pour paraphraser Eric Rochit dans les sketch des Inconnus sur la remise des Césars, une interview avec The Music c’est ‘oh putain merde fait chier’. Environnement foireux (un groupe d’une quinzaine de leurs compatriotes anglais s’amusaient à leur plaisir favori, gueuler en buvant des bières au bar de l’hôtel), impression d’avoir affaire à une bande d’ados qui ont fait le mur et jouent aux rebelles cools en se foutant de la gueule de la terre entière et pour couronner le tout, météo dégueu à ne pas mettre un fan de musique dehors. Heureusement que j’y ai fait la connaissance de la réceptionniste de l’hôtel mais là je m’égare…

Il faut dire qu’après avoir été catalogué sauveurs de la scène rock anglaise à la sortie de leur premier album éponyme (dont ils ont vendu pas moins de 500 000 copies), les 4 membres de The Music ont de bonnes raisons d’avoir le melon gonflé à l’hélium et s’imaginer en nouveaux ambassadeurs du rock de la fière Albion. Et ils risquent bien d’y parvenir, avec leur musique prête à déchaîner les foules dans les stades (« On a déjà joué dans des stades et c’était cool, notre musique s’y prête bien d’ailleurs. Mais on aime aussi jouer dans des petites salles comme le Botanique, en fait on n’a pas de préférences »). Euh, pas de préférences permettez-moi d’en douter les cocos, car il ne fait aucun doute que vous visez haut dans les charts et qu’à l’instar de vos compatriotes Coldplay ou Travis, vous visez plus le portefeuille que le cœur de votre public. Car tout cela est catchy à mort, dansant à donf, les gros hits potentiels pullulent à foison (‘Welcome To the North’, ‘Freedom Fighters’, ‘Breakin’) et il est à craindre que le gros carton soit au rendez-vous. Hélas, cet énième avatar du rock british n’a pas la classe des Strokes ou l’allure de Franz Ferdinand, et en dépit de tout ce qu’ils peuvent bien raconter («  Nous n’admirons personne, nous nous concentrons juste sur notre propre musique »), les influences pullulent, d’AC/DC à Pearl Jam en passant par Placebo, l’influence du producteur vétéran Brendan O’Brien (Korn, Soundgarden, Pearl Jam entre autres) n’étant pas étrangère au son de l’album. Restent ce qui fait le charme pour certains, ou ce qui gâche tout, les points de vue divergent fortement sur ce point, la voix très criarde du chanteur Robert Harvey, dont on se demande s’il va muer un jour. Si vous aimez Brian Molko, ça risque de passer, sinon bonjour les (beaux) dégâts (de rien, Francis). Ajoutons des grosses guitares bien lourdes, des rythmes puissants et qui remuent les genoux et nous obtenons une bonne vieille recette, déjà mille fois éprouvée mais au succès jamais démenti. Pour le rock, on repassera car au total, ne reste que l’ambition de remplir les stades, de déclencher des bombettes dans la foule en délire des festivals et de se payer une bonne tranche de hamburger bien gras avec du ketchup qui coule de partout. Nul doute qu’avec ce que ça va leur rapporter, la bande à Robert Harvey va pouvoir s’en ingurgiter des tonnes.

15:25 Écrit par Fab | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Commentaires

**** juste pour te faire un ti coucou, bisous

Écrit par : Ange | 10/08/2004

ah ouais... ...ils sont comme ca eux...dommage car ca enleve pas mal de charme a leur musique, pressé d'entendre!Hé quoi,dans le genre des Rapture (dansant)?? je savait pas que tu faisait aussi des itv...! mais quel bosseur ce Fab!
au plaisir
ah oui si jamais je viens de choper mes places pour Tv on the radio a l'ab,tu y sera?

Écrit par : armatt | 11/08/2004

Armatt Tu peux pas savir, RifRaf c'est pire que le bagne :) même qu'on est obligé d'écouter des disques.
Et pou TV on the radio je sais pas encore si j'y serais mais c bien possible en tout cas je te tiens au courant.

Écrit par : Fab | 12/08/2004

réponse ;) le plus drôle c'est que je suis assez d'accord avec ton article... Pour te dire j'aurais sans doute dû écouter l'album plus de deux-trois fois avant de l'écrire. Mais bon, pour du stadium rock, je trouve pas ça vraiment mauvais, forcément il y a plein de références-plagiats, mais pas vraiment plus que pour les Strokes et Franz Ferdinand. Mais j'avais oublié de parler de Brendan O'Brian, mea culpa et merci.

Écrit par : Denis | 25/09/2004

Les commentaires sont fermés.