31/08/2004

A Certain Ratio - To Each

Tuxedomoon ça te branche? - Ouais ça déchire bien de la balle - Et Minimal Compact? - Attends, tu me prend pour un charlot ou quoi? - Ben ouais un peu - T'es gonflé de me demander ça, t'sais. Je suis sûr que tu connais même pas A Certain Ratio - A Certain Réchaud? - Ouais c'est ça t'a vu hein, môssieur fait le malin et il connait même pas. Et pourtant c'est pas tout neuf, ça date de l'année ou Tonton Mimi est monté sur le trône, tu vois quoi? - Tonton Mimi? A part Mimi Mathy je vois pas - Mais si la force tranquille tout ça, un peu comme A Certain Ratio quoi, un mélange subtil de cold wave sombre à la Joy Division, d'electro-dance à la Minimal Compact, de free jazz à la Tuxedomoon, plein de trucs bien quoi.- Ah ouais là je vois mieux. - Et si tu veux en savoir plus, va visiter le blog de Fab, y'a même un bout de morceau en écoute, il est bien ce blog à ce qu'on dit. - Ouais mais faut pas croire non plus tout ce que les gens racontent. - Tiens t'as ptêt' bien raison sur ce coup-làµ
 
A Certain Ratio - To Each (Soul Jazz)
L'album a été réédité cette année, un must!


14:20 Écrit par Fab | Lien permanent | Commentaires (16) |  Facebook |

Enfin!

Après moultes recherches (en fait, deux brocantes à tout casser) l'objet qui manquait depuis trop longtemps dans mon chez moi a fait son retour en grandes pompes.
Merci à ce vendeur de la brocante de Jette de s'être débarassé de sa platine pour la somme absolument fabuleuse de UN Euro, oui oui vous avez bien lu. Et en plus elle fonctionne sur mon ampli et tout et tout. Que demande le peuple?

13:37 Écrit par Fab | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

29/08/2004

J'ai fait l'amour avec Kim Gordon dans la boue

Et nom d'un larsen, qu'est-ce que c'était bon! D'entrée de jeu, l'intensité des morceaux, le son joussif, la chaleur et l'enthousiasme des cinq compères m'ont transporté dans un monde orgiaque et j'ai partagé avec Kim, Thurston & Co un intense moment orgasmique, très rarement j'ai éprouvé une telle sensation de jouissance cérébrale, ces vingt premières minutes de concert resteront à jamais gravées dans ma mémoire, l'extase existe, je l'ai rencontrée un samedi soir dans la boue du festival Feest In Het Park à Audenarde. Kim, if you read these lines one day, I want more, please give me more magic moments like these.

13:51 Écrit par Fab | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

28/08/2004

Sonic Youth le grand retour

The Vines, ah ah ah, The Von Bondies oh oh oh, Yeah Yeah Yeah ouarf ouarf ouarf, coucouche panier les mecs, jamais vous n'arriverez à la cheville des Gangs of Four et de Sonic Youth, petits branleurs minables que vous êtes. Jamais vous n'aurez la classe de la bande à Thurston Moore et Kim Gordon, icônes glamour et sublimes d'un groupe aux sonorités si particulières. Et le 19è album 'Sonic Nurse' marque le retour en grâce de la jeunesse sonique, putain les mais quel pied je prends à chaque fois que je me passe 'Pattern Recognition', le titre en ouverture de ce formidable album. Et vas-y pour le double salto au-dessus du camapé ou la triple vrille au milieu du lit, la pêche dans toute sa démesure. Et pour que nous puissions triple-vriller ensemble, je vais même vous mettre un bout en écoute ;-) Merci qui?

 

Merci Jim O'Rourke bien sûr, nouveau membre permanent du groupe depuis 2002 et la greffe devrait figurer dans tous les bons manuels de chirurgie, depuis qu'il est là; quel souffle, quel son, quelle énergie. Que tous les branleurs bande-mou du dessus écoutent bien, jamais ils n'auront le talent pour nous faire 'Kim Gordon And The Arthur Doyle Hand Cream', mélange bombesque décadent de tragique et de folie furieuse.

 

Vivement ce soir qu'on voie ce que ça donne sur scène!

 

Sonic Youth - Sonic Nurse (Geffen Records)

 

 



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26/08/2004

Under Byen - Det Er Mig Der Holden Træerne Sammen

Le nord de l’Europe n’a cessé de nous étonner ces dernières années et de la Norvège à l’Islande nous sont venus des courants originaux et novateurs, pensons par exemple à Mùm, Jaga Jazzist ou Anja Garbarek. Et c’est dans la lignée de la musicienne norvégienne que le duo danois Under Byen s’inscrit. Mais contrairement au ‘Smiling and Waving’ de miss Garbarek, le second album de Katrine Stochholm et Henriette Sennenvaldt demande une certaine dose de patience avant de produire son petit effet. Pourtant, les ingrédients sont globalement les mêmes, entre bidouillages électro, touches de jazz, instruments classiques (piano, hautbois), voix fluette à la Stina Nordenstam (‘Byen Driver’, superbe duo piano-voix), mais il faut donner du temps à ces compositions langoureuses et apaisantes avant de se laisser enlacer par la pureté du geyser translucide qui surgit des notes du duo de Aarhus (le superbe solo de piano ‘Lenin’, que Claude Debussy doit apprécier de là-haut). On pense aussi à Björk, en particulier sur ‘Batteri Generator’ où Henriette Sennenvaldt pousse ces petits cris si représentatifs de l’insupportable Islandaise. Pour terminer, ami lecteur,  un conseil, ne te laisse pas désarçonner par la fausse apathie qui semble se dégager de cette musique, écoute-la à tête reposée mais attentive, ce n’est pas de l’easy-listening pour restos bobos, fais un effort, tu ne seras pas déçu. Et dire que j’ai failli dire du mal de cet album.
 

Under Byen

‘Det Er Mig Der Holden Træerne Sammen’ (Excelsior Recordings)

 

Deux sites

http://www.underbyen.dk/ 

http://www.larsdideriksen.com/underbyen/index.html (superbes photos)


11:19 Écrit par Fab | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook |

24/08/2004

Encre - Flux

Flux Artiste exigeant, Yann Tambour aka Encre est un sacré personnage de la scène rock française. Refusant la compromission de la caresse velue, ses arpèges revêches ont tout pour déplaire à un public phagocyté par les sucreries infâmes ruisselant de la boîte cathodique. Et après un premier album éponyme à la promesse faconde, les murmures élégiaques de Yann donnent rendez-vous à Sylvain Chauveau dans des textes abrupts et caractériels où la déstructuration mélodique renvoie à des tourments tempétueux et grinçants.
 
Parcourant ces 'Flux' sur un frêle esquif qu'il a parfois du mal à maîtriser, le capitaine Tambour ne craint ni les sarcasmes de son équipage ni les quolibets des cormorans grandiloquants, son univers lunaire éclaire de sa lueur brisée des textes comateux qui laissent peu de place à la niaiserie malsaine de la racaille académicienne.
 
Fondamentalement différente de l'apprcohe scénique très post-rock que la bande à Yann Tambour nous avait proposée lors des dernières Nuits Botaniques, la musique des ces 'Flux' méritera les efforts que vous lui consacrerez et vous fera découvrir des pans entiers d'un univers angoissant et tortueux, métaphore de nos existences jouissivement décadentes.
 
Encre - Flux (Clapping Music)

00:41 Écrit par Fab | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

21/08/2004

Nouvel album pour Julie Doiron

Et une bonne nouvelle, une! Après son album réalisé avec Okkervil River sur le label espagnol Acuarela, la Canadienne Julie Doiron, et son folk magiquement épuré, nous revient à l'automne avec son sixième album signé cette fois-ci sur le label français Vicious Circle. Devrait suivre une tournée avec Shannon Wright, une de mes artistes préférés (petit rappel aux distraits ;-). J'en piaffe déjà d'impatience. Vivement l'automne!

00:21 Écrit par Fab | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

20/08/2004

Thomas Truax - Full Moon Over Wowtown

Homme multi casquettes, Thomas Truax est songwriter, artiste multimédia, fabricant d’instruments conçus à partir d’objets trouvés (roue électrique en guise de batterie, vous voyez le genre) et se définit lui-même comme le fils illégitime de Screamin’ Jay Hawkins. Comparaison osée mais pas fortuite car sa musique est d’une richesse insoupçonnée, un temps on se croirait dans ‘Mars Attacks’ (‘Lunar Tic’), ou dans le labo d’un Dr Mabuse siphonné à l’hélium (‘Full Moon Over Wowttown’). Dans sa folie, le New Yorkais nous emmène même dans une guerre des étoiles désopilante, où George Lucas rencontre les Marx Brothers au cours d’un pique-nique chez Buster Keaton où tout le monde pousse des ‘ya hou ouh’ à tue-tête. Le dérapage incontrôlé n’est parfois pas très loin, on se demande si on ne va pas finir dans le décor (‘Aphrodesiac Incence’, ou quand les qualités de chant de Thomas Truax montrent clairement leurs limites) mais un Casper bourré aux anabolisants et au LSD vient à notre secours (‘Prove It To My Daughter’) et nous conduit chez un Tom Waits plongé dans son pot de Banania euphorisant et nous y dansons un tango tragiquement décadent, comme si plus rien n’avait d’importance et qu’on se foutait des sarcasmes comme de notre premier caleçon à fleurs. Et si on se fait chier grave sur une dernière chanson (‘She’d Close One Of Her Eyes’), on s’endort l’esprit apaisé par un xylophone échappé de Toys ‘R Us, la tête remplie de folles images d’une aventure épicée de gaz hilarant. On y retourne ?  
 

Thomas Truax

‘Full Moon Over Wowtown’

Psycho Teddy Records / Breakin’ Beats


20:03 Écrit par Fab | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

19/08/2004

Rue Neuve la suite...

 OK, la rue Neuve ce n'est pas vraiment ma cup of tea (surtout depuis le départ de Marks & Spencer lol) mais quelques années après sa rénovation, c'est reparti pour un tour.
 
Voici l'avis de l'ARAU (Atelier de Recherche et d'Action Urbaines), très intéressant et qui ne manquera pas de faire couler beaucoup d'encre. Et une pierre dans le jardin de la ville de Bxl, une!
 
http://www.regions.be/Regions/Bruxelles/page_4769_245950.asp
 
http://www.arau.org
 
 

14:52 Écrit par Fab | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

17/08/2004

Indonésie

 Petite visite à l'ambassade d'Indonésie ce midi où on célébrait l'anniversaire de l'indépendance (rien à battre) mais où surtout il y avaity des tas de plats indonésiens à déguster, mmmmmmmmmm c'était bon mais punaise qu'est-ce que ça pique!!!! Au menu, des sortes de raviolis, des boulettes, une soupe, le tout avec une sauce aux piments rouges à faire sortir les yeux de la tête. Araarrrrgh ça brûle, ça transpire. Et dire que notre camarade indonésien Edward avale ça comme nous mangeons une banane, ça décoiffe!
 
Une chouette impression de voyage à deux pas de chez soi, la sensation de se trouver ailleurs tout en ne quittant pas les cieux rieurs de notre capitale chérie, à rééditer le moment venu.

23:44 Écrit par Fab | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |