28/10/2004

Einigkeit und Recht und Freiheit

Mes élèves d'allemand étant du genre sympas et motivés, je me suis décidé cette année à organiser un séjour de trois jours à Cologne, histoire qu'ils puissent pratiquer la langue en direct live et qu'ils connaissent un peu le pays dont ils étudient la langue. Pour cette raison, le blog ne sera pas mis à jour avant lundi prochain.
 
Ich wünsche euch ein schönes Wochenende, bis Montag.

22:25 Écrit par Fab | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Discogs.com

En passant en vitesse, juste un petit site comme ça qui permet de découvrir plein de trucs-même-que-personne-ou-presque-ne-connait. D'accord avec vous, visuel nul au possible, pubs pour d'autres sites en plein milieu de l'écran, et tout plein de trucs désagréables, mais le contenu est bien riche en surprises en tout genre.
 
www.discogs.com

22:18 Écrit par Fab | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27/10/2004

In Memoriam - John Peel

Sacré John, lui qui pendant 40 ans a fait découvrir les merveilles de la pop et du rock, le voilà parti pour d'autres aventures célestes. S'il a emmené toute sa discothèque, ça va swinguer là-haut...
 
Respect man, you deserved it!

21:53 Écrit par Fab | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

A song for my nephew

Un peu plus de deux mois parès sa naissance, bébé Romain n'en finit pas de pousser à une vitesse folle, je n'ai jamais vu un enfant qui grossissait si vite. Alors qu'à la naissance, il pesait 3 kg 450 pour ensuite redescendre à 3 kg 100, à la dernière pesée, ce gros gourmand (à un moment, il devait manger toutes les deux heures!!!, je ne vous raconte pas l'état d'épuisement de ma soeur et de mon beauf) pesait déjà plus de 6 kg, poids doublé en deux mois, ça doit être un record ;-)

 

Tout ça pour vous dire que ce matin, j'écoutais l'excellent album 'Excerpts From A Love Circus' de Lisa Germano, un album tout en douceur sucrée-salée, un de ces albums mineurs qui ne vous font pas regretter de s’être levé, bercé que l’on est par les caresses maternelles de la chanteuse américaine. Et cet album débute par ‘Baby On The Plane’ et en l’écoutant, j’ai vu les grands yeux de bébé Romain, dégustant son biberon avec une avidité qui faisait plaisir à voir. Romain, mon neveu, ce post et cette chanson sont pour toi.

 

Lisa Germano – ‘Excerpts From A Love Circus’ (4AD)


20:35 Écrit par Fab | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

25/10/2004

Le Toogenblik à Haren

Connaissez-vous le Toogenblik? Rassurez-vous moi pas vraiment non plus mais à force de côtoyer de vieux rats de concerts, j’ai fini par entendre parler de cet endroit hors du temps, sorte d’estaminet sorti tout droit de la grande époque du folk et du blues.

Une chose est en tout cas sure, le lieu mérite d’être mieux connu côté francophone, ne fut-ce que par la programmation dont il ose faire preuve… Quand on pense que l’enthousiasmante Laura Veirs y est passée en mars, bien avant donc son récent passage au Botanique, et que des gens aussi intéressants que Tim Easton doivent encore y faire une tour cette année, cela donne une idée des pépites que l’on peut admirer à deux pas de chez soi, même si au niveau accessibilité, on fait mieux, non-motorisés abstenez-vous ou trouvez-vous un chauffeur !

 

Juste dommage que le site soit uniquement en néerlandais et en anglais, mais pas en français. Haren, waar Franstaligen niet thuis zijn?

 

Toogenblik

Rue Cortenbach 11

1130 Bruxelles (Haren)



17:36 Écrit par Fab | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

24/10/2004

Clean de Olivier Assayas

Avec : Maggie Cheung, Nick Nolte, Béatrice Dalle, Jeanne Balibar
Scénario : Olivier Assayas, Nyle Cavazos Garcia
Durée : 1:50

Déjà réunis en 1996 dans le mystérieux et troublant 'Irma Vep', qui retraçait l'histoire du tournage mouvementé d'un remake des Vampires de Louis Feuillade (1915), Olivier Assayas et Maggie Cheung ont surpris tout leur monde en signant 'Clean', narration poignante d'une mère camée jusqu'à l'os qui essaie de récupérer son fils, seule porte de sortie d'une vie sous dépendance héroïnomane.

 

Emily (Maggie Cheung) et son mec Lee (James Johnston, un des Bad Seeds) débarquent un soir dans une petite ville sinistre du Canada, où Lee doit rencontrer un manager local qui doit le mettre en rapport avec des labels indépendants qui vont distribuer sa musique. Ce qui n’est visiblement pas du goût d’Emily, aux rêves de grandeur intacts sous les effets conjugués d’une passion destructrice et d’une toxicomanie incontrôlable. Et suite à une énième dispute, Emily laisse Lee seul dans sa chambre pour le découvrir mort d’une overdose le lendemain, ce qui va la conduire pour six mois en prison, et l’éloigner encore plus de son fils, confié pour de bon à la garde des parents de Lee, qui s’en sont occupé depuis sa naissance.

A sa sortie, Emily entreprend alors un long chemin vers la renaissance, en effectuant un retour aux sources à Paris, où son oncle exploite un resto chinois. C’est là qu’elle espère se débarrasser de ses problèmes pour pouvoir un jour retrouver ce fils qu’elle n’a pratiquement pas connu.

 

Alors qu’on aurait pu craindre chez Assayas un mélo au style froid et clinique, l’ex de Maggie Cheung prouve bien avec ce film qu’il est un des rares réalisateurs français d’envergure internationale, avec ses univers débordant largement des frontières étriquées d’une France hexagonale qui se regarde le nombril. Entouré d’acteurs de tout premier plan, dont le fantastique Nick Nolte en grand-père pétri d’humanité et de compassion, Olivier Assayas parvient, dans une seconde partie frissonnante d’intensité humaniste, à porter Emily dans une renaissance qu’aucun mot ne pourra jamais décrire. S’il n’y avait une deuxième demi-heure quelque peu cafouillée, ce serait là mon film de l’année.

 

A noter aussi au passage la B.O.F. de Brian Eno, et notamment la chanson du générique de fin, gracile et touchante.





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23/10/2004

Balibar + Ill Ease = deux bonnes soirées

Dans cette semaine chargée en escapades botaniques, les sirées se sont suivies sans se ressembler, c'est le moins que l'on puisse dire.

 

Mercredi, il y avait beaucoup plus de monde que prévu pour le duel bruxello-parisien Charline Rose - Jeanne Balibar. L'ex-comparse de l'ami Marc Dixon époque Fast Forward sur Canal +, accompagnée par un traditionnel trio guitare-basse-batterie consensuel et routinier, manquait de conviction dans ses interprétations, et finalement tout cela manquait d'étincelles et de passion. Peu servie il est vrai par des textes de Jacques Duvall (pourtant LA caution morale de l'album de la miss) d'une banalité assez confondante, la musique de Charline Rose n'a jamais réussi à véritablement décoller, à sa décharge, il n'est guère aisé de débuter une carrière scénique directement sur une grande scène comme celle de l'Orangerie. A revoir lorsque la formule aura pris plus de bouteille, donc...

Tout autre fut la prestation de Jeanne Balibar, accompgnée du Meteor Band de Monsieur Rodolphe Burger  himself. Autant comédienne que chanteuse sur scène, l’ex de Mathieu Almaric ne chante certes pas toujours juste (et c’est un euphémisme de le dire) mais sa décontraction, son sens de l’occupation de l’espace scénique et ses airs graves et touchants m’ont séduit. Mais finalement, la véritable star de la soirée était le toujours aussi génial Rodolphe Burger, guitariste libre et inspiré qui entoure les chansons de Jeanne d’un halo grandiose de mystère tragique et de grandeur héroïque. Et malgré quelques ratés de dimension, j’en suis ressorti avec l’impression tenace d’avoir participé à un grand moment de bonheur scénique.

 

Changement de décor radical hier soir, avec Ill Ease aka Elizabeth Sharp entourée pour l’occasion d’un excellent guitariste et d’un non moins bon bassiste. Jouant devant une vingtaine de personnes (à tout casser) au Witloof Bar du Botanique, les trois New Yorkais ont démontré que l’esprit des Pixies des débuts était toujours bien vivace. Adeptes d’une musique radicale pleine d’une sauvagerie furibarde, le trio US, tel un dragster lancé à toute allure, a livré un set sans concessions, dans une tension perceptible, chaque morceau balançant entre sortie de route fracassante et décollage inopiné. Hormis sur un titre bien peu convaincant où Elizabeth Sharp a abandonné sa batterie pour simplement chanter (problème de balance ?), la prestation courte mais pantagruélique d’Ill Ease a prouvé que la liberté de ton permet bien des miracles sonores.





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20/10/2004

Ill Ease ce vendredi au Botanique

Groupe monocellulaire assez improbable, Ill Ease est le fruit d'une improbable collision frontale entre deux engins qui ne devaient jamais se rencontrer, le minimalisme radicalement lo-fi de Scout Niblett et l'esprit bondissant des Breeders façon 'Last Splash'.
 
Derrière ce nom étrange se cache en fait Elizabeth Sharp, tempérament de feu sous des airs renfrognés, qui nous pond des textes bien sentis, remplis de hargne, de froideur caustique et de violence rentrée. Avec sa musique bien plus couillue que bien des groupes au pseudo-rock neuneu (The Vines, The Von Bondies, The Music), Elizabeth Sharp appuie là où ça fait bien mal, et nous sommes assez maso pour en jouir.
 
Disque étrange qu'on déteste adorer, 'The Exorcist' fait partie de ces albums que l'on garde précieusement dans sa discothèque pour constater, des mois après, que son écoute est toujours aussi étrange et qu'il est parfois bon de s'asseoir sur une couronne d'épines.
 
En concert au Witloof Bar du Botanique ce vendredi 22 octobre.
http://www.botanique.be/index.asp?id=628711212200312155602566&eventid=451617681200408245929297
 

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18/10/2004

Ubu ou les vertus du web pour la musique

Comme d'hab' le matin j'écoutais Radio Campus Bxl, de la bonne zizik au réveil, rien de tel pour commencer la journée, et c'est souvent le cas sur Campus (merci à Alain et à JGM pour leur programmation exigeante et éclectique, preuve de leur ouverure d'esprit aux divers horizons musicaux.
Bon pourquoi je vous parle d'eux au fait? Pour la bonne raison que ce matin, ils diffusaient le Hörspiel de Momus et Anne Laplantine, et que j'y ai appris l'existence du site Ubu
où on peut télécharger gratuitement des morceaux d'artistes en tous genres, du contemporain à l'ethnique. Une visite qui en vaut la peine!
 
www.ubu.com



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17/10/2004

Jeanne Balibar live au Botanique

Egérie d'un certain cinéma que ses dtracteurs qualifient d'intello-chiant, la précieuse Jeanne Balibar a pour tant bien des cordes à son arc, j'en veux pour preuve sa collaboration dscographique avec le génialissime Rodolphe Burger, personnage incontournable d'une scène française éloignée des modes passagères et des entiers mille fois rebattus (il va d'ailleurs falloir que je vous fasse un post sur lui un de ces quatre).
 
Car il faut le dire, 'Paramour' est un must pour les amateurs de chanson vaporeuse, la voix grave de Jeanne, la théâtralité de ses interprétations (certains parleront de maniérisme mais il ne faut jamais écouter les mauvaises langues), les arrangements subtilement léonins de Rodolphe Burger (et ses guitares, mes amis, j'en frissonne rien qu'à y penser) et des textes de haut vol (dans le désordre, Pierre Alferi, Sylvia Plath ou Jeanne Balibar herself) font de ce disque exigeant mais passionnant (qui eut été parfait sans une ou deux scories - tel l'agaçant spoken word de 'Safe Place') un refuge face à la médiocrité ambiante qu'il fait bon retrouver en ces jours d'automne brumeux.
 
En concert ce mercredi 20 octobre à l'Orangerie du Botanique

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