28/12/2004

Et pour bien finir l'année

Rien de tel qu'un bon coup de pied dans les cul, façon Bloc Party pour l'envie de se secouer, le poing en l'air façon Revolution Rock, sans oublie la pinte façon Dour Festival et s'imaginer que le rock va sauver le monde (ouais, comme j'te l'dis fieu). Bien dans l'esprit du méga-louf Mark E. Smith, tête, jambes et foie cirrhosé des incomparables The Fall, voici Art Brut, véritable bâton de dynamite hurlant qui donne des envies de montrer sa bite à la terrasse par moins dix degrés, effet garanti ! Et rien de tel pour bien démarrer cette nouvelle année sur les chapeaux de roue.

 

A lire aussi, une interview du groupe (en angliche)

 

Ce post étant le dernier de l’année 2004, je souhaite à tous les lecteurs de ce blog mes meilleurs vœux de bonheur pour l’année 2005. Et que vive la musique !



23:23 Écrit par Fab | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/12/2004

Fermé pour raison familiale

Et quoiqu'on en dise, un Joyeux Noël à toutes et tous, et surtout plein de chouettes cadeaux sous le sapin.

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22/12/2004

Stephan Mathieu - On Tape

Les maisons de bois se miraient dans les eaux glacées du fjord, une froideur inhabituelle régnait en cette fin septembre, un bruit assourdissant mettait les nerfs des rares habitants à rude épreuve, on racontait même que la CIA avait installé une base dans les environs. Dans ce climat morose et délétère, les bruits lugubres qui résonnaient dans la vallée le soir ne laissaient rien présager de bon, chacun restait calfeutré chez soi, guettant la sortie du voisin, et les quelques chants d’oiseaux ne parvenaient plus à apaiser la sourde angoisse qui minait le cœur des habitants. Un soir, Jens, un jeune du village adepte des expérimentations les plus insolites, se fil livrer par Internet, ce fil d’Ariane qui raccrochait les villageois au reste de l’humanité, le dernier album de Stephen Mathieu, ce musicien électronique dont son amie Lena lui avait dit tant de bien. Quand il posa le disque sur le platine, il y reconnut toute la tension qui empoisonnait la vie de ses contemporains.

 

Stephan Mathieu – On Tape (Häpna/Metamkine)


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Nic Armstrong - The Greatest White Liar

C’est l’histoire d’un mec qui aurait bien aimé faire du rock vers 1965, par là, et qui en 2004, a du se dire que putain, c’est trop con, c’est pas parce que je suis né trop tard que je vais pas le faire, ce satané album. Et voilà le camarade Nic Armstrong parti dans un trip sixties, façon Mick Jagger ou Kinks, décapotable ouverte à tous les vents, en route pour un pique-nique dans les près. Mademoiselle J. a mis sa petite jupe qui dévoile délicatement un genou croquignolet, les copains (salut à eux) ont apporté leur gratte et des Gitanes, et l’ami F. nous exhibe fièrement le dernier 45 tours qu’il vient de dénicher chez le disquaire qui vient d’ouvrir dans le bas de la rue. Et bonnes âmes, les collégiennes en mobylette qu’ils croisent dans leur équipée pas si sauvage poussent des grands cris béats et se dodelinent, cheveux au vent, sur ces mélodies jamais passéistes et pourtant tellement marquées par l’insouciance de cette époque révolue. Comment ça, vous êtes plutôt T.Raumschiere ? Pas de lézard, guys, si ce n’est cet album, ça en sera donc un autre…

 

Des extraits ? Mais bien sûr, suivez le guide.

 

Nic Armstrong - The Greatest White Liar (One Little Indian)


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20/12/2004

2046 de Wong Kar-Wai

Chine, 2004
Réalisation : Wong Kar-Wai
Scénario : Wong Kar-Wai
Avec Tony Leung Chiu-Wai, Gong Li, Takuya Kimura, Faye Wong, Zhang Ziyi, Carina Lau, Chang Chen, Maggie Cheung
Photo : Christopher Doyle, Kwan Pun-Leung, Lai Yiu-Fai
Musique : Shigeru Umebayashi, Peer Raben
Durée : 2h09

 

Les années passaient, longues comme un film de Jacques Rivette, et Wong Kar-War, obsédé textuel de la perfection de l’intimité sournoise, demeurait empêtré dans les soucis, et son 2046 était en passe de devenir le dernier sujet de boutades dans le petit monde cruel du septième art. Et puis survint l’incroyable nouvelle, le film allait enfin sortir et chacun pourrait enfin goûter à une la subtile prolongation de l’univers en demi-teintes oniriques d’In The Mood For Love, cet immense chef d’œuvre du non-dit intime.

 

Hélas, trois fois hélas, j’ai beau être très client de Mister Wong, de son regard velouté sur les rapports amoureux et de ses univers tendrement sombres, la lourdeur démonstrative de ce 2046 m’a agacé plus d’une fois et j’ai bien eu du mal à accrocher à cette histoire d’un romancier qui met en scène ses rapports complexes avec ses diverses amantes dans le roman de science-fiction qui sous-tend le film. Ajoutons-y une musique pseudo-classique lourdingue à cent lieues de la délicate mélopée qui frissonnait l’échine d’In The Mood For Love et vous obtenez la recette de deux heures d’ennui profond. La fois prochaine, je me repasserais le DVD d’Happy Together



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19/12/2004

David Ivar Herman Düne en (presque) solo

A l'issue d'une année prolifique pour les extraordinaires frangins André et David Ivar Herman Düne, le plus chevelu des deux agités du bocal franco-suédois sort un album solo ou presque (le batteur étant aussi de la partie). Au programme ukulélé dérisoire, mélodies folk rikiki et bonne humeur congénitale, en solo ou pas, les Herman Düne restent fidèles à eux-même, qui s'en plaindra?


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Lisa Cerbone - Ordinary Days

Après deux albums passés aux oubliettes de l'histoire de la pop des nineties, il est bien à craindre que le troisième album de  l'Américaine Lisa Cerbone ne rejoigne ses compagnons d’infortune au cimetière des grâces enfouies dans les abîmes d’une histoire de la musique décidément trop injuste. Et pourtant… que de beautés discrètes dans leur écrin folk sur cet album à la patine impeccable, dont le seul tort est sans doute de se mirer dans sa propre beauté, à l’écart des courants passagers vides de tout sens qui éloignent les âmes fragiles et sensibles du déluge NRJ-MTV-Fun-…… (Fill in the gap). Dans cet univers délicatement sensible, loin de toute mièvrerie bleuette, à l’écart des gesticulations grotesques de tant de pauvres starlettes au string proéminent, ces ‘Ordinary Days’ pénètrent (trop) discrètement les têtes et les cœurs, et si ses premières écoutes ne nous font que des soupirs d’indifférence glacée, et pourtant on aurait bien tort de s’arrêter à ces considérations superficielles dignes des critiques du Télé Star. Et, preuve supplémentaire que qualité rime souvent avec exigence, les quelques semaines qui se sont écoulées depuis l’achat de cet album m’ont rassuré d’une chose, que j’ai bien fait d’attendre avant de rédiger une chronique à la va-vite qui serait passée à côté de l’essentiel. Lisa Cerbone mérite toute notre attention, rendons-la lui bien.

 

Lisa Cerbone – Ordinary Days (Ocean Music / Mosaic Music)





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17/12/2004

En 2005 au Botanique

Encore quelques belles soirées en perspective au Botanique en 2005. Déjà au programme

 

Le 1er mars, , Adam Greensera de la partie à la Rotonde pour nous faire découvrir son univers paradowal, sexy mais jamais putassier, grave mais jamais chiant, drôle mais jamais moqueur. Vivement un successeur à cet excellent ‘Friends Of Mine’ !

 

Le 7 mars, ce sera l’arrivée tant attendue des nouveaux hérauts du rock british (hum hum) et avec la hype qu’ils se paient en ce moment, nul doute que le concert de Bloc Party sera bien vite sold out. Je ne sais pas pourquoi mais ça ne me dit pas grand-chose qui vaille, cette histoire, sans doute trop d’espoirs déçus avec les Strokes, Kills, Vines, Radio 4 et consorts…

 

Changement de registre complet le 23 mars avec la délicieuse Islando-Italienne Emiliana Torrini, dont nim faisait l’éloge dans un de ces derniers posts.


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15/12/2004

Une bien chouette interview

Rencontrés hier pour une interview dont je n'attendais pas grand-chose, pour ne pas dire rien du tout, les trois membres de Copenhagen ont été des clients plus que  serviables. Et pourtant une heure avant d'y aller, je me demandais bien de quoi on allait discuter, je n'avais pas une seule question un tant soit peu intéressante sous le coude, je pensais qu'en vingt minutes ça serait plié et emballé mais que nenni! Comme nous partageons des tas de goûts communs (Lambchop, Gainsbourg...),  les trois compères et bibi auraient pu discuter pendant des heures, malheureusement il fallait arrêter les hostilités à 16h15, because passage radio. Après Gisli, décidément c'est Byzance...

 

PS Si quelqu'un a le numéro de portable de Benjamin Biolay, Kirsa est très intéressée. Récompense assurée (euh....là je crois que je m'avance)


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Michaela Melian - Baden-Baden

Dans la lignée d’une electronica dont le centre de gravité se situe bien plus près de cœur que nombre des tristes sires qui balancent des ‘I Love You’ à faire gerber, Michaela Melian fait vibrer le tréfonds de l’âme, invite à la rêverie urbaine le long des étangs aux pelouses parsemées de coquelicots et, par je ne sais quel miracle inouï, elle évite le piège de la mièvrerie qui lui pendait sous le nez.

 

Pas convaincu ? Ecoutez les extraits disponibles sur le site de Boomkat, vous m’en direz des nouvelles.

 

Michaela Melian - Baden-Baden (Monika)




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