16/03/2005

Gregor Samsa - 27'36

OK, le terme est galvaudé mais ce disque est vraiment INDISPENSABLE.

La chronique est parue dans le RifRaf de mars et a été légèrement retouchée pour ce blog.


Vingt-sept minutes trente-six secondes de pur bonheur éthéré, ponctué de fulgurantes guitares qui donnent des frissons dans le dos, tel est le somptueux programme concocté par ce quatuor de Virginie (qui tire son nom d’un personnage de La Métamorphose de Kafka et qui est signé sur un label luxembourgeois, merci à eux). Dès les premières secondes, la contemplation sereine de ces paysages désolés à la Album Leaf (où Low et Mogwai apparaissent en guest stars impromptues) nous propulse dans un univers lagunaire, peuplé de sauterelles grisâtres et d‘oisillons apeurés et, instant après instant, les apparentes frustrations d’un quotidien que nous aimons qualifier de morne se transforment en des grappes de poésie lyrique. Au coeur de ces atmosphères aériennes subjugantes d’équilibre et de raffinement mélodique, les voix du duo féminin/masculin s’incrustent avec un naturel jamais forcé et leur envol vers l’au-delà nous laisse espérer en des jours fastes pour un courant musical jamais avare en découvertes fécondes. Quel dommage que tout cela ne dure qu’une petite demi-heure.

 

Gregor Samsa – 27’36 (Own Records)


21:38 Écrit par Fab | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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