19/03/2005

Stephen Fretwell - Magpie

Clavier HS + beaucoup (trop) de trucs à faire à gauche et à droite = pas de post depuis deux-trois jours. Peu importe, cela ne m’empêchera de continuer à déguster l’excellent album de Stephen Fretwell, dont voici la chronique parue dans le RifRaf de mars.

 

En décembre dernier, Stephen Fretwell a fait la première des pénibles Keane aux Halles de Schaerbeek et espérons qu’il ne prendra pas le chemin mièvre de ceux dont il a eu l’honneur(?) de faire la tournée. Heureusement, à l’écoute de ce Magpie sensible et inspiré, il semble bien l’ami Stephen trouve plus son inspiration dans les meilleurs Bob Dylan, voire le Nebraska de Bruce Springsteen, c’est vous dire le niveau. Car tout sent chez lui le goût de la ballade folk recherchée, la guitare qui a mûri au coin du feu de bois et les arbres du verger qui changent de couleur en un début d’automne aux allures d’été indien. Car ne nous trompons pas, bien loin de ces aligneurs de daube pleurnicharde au kilomètre, Stephen Fretwell malgré ses vingt-deux printemps sait y faire quand il s’agit de modérer sa mélancolie (hormis dans un Lost Without You qui pèche par trop de sentimentalisme), jamais poisseuse, et de mettre en musique, certes de manière très classique, la beauté charnelle des âmes en quête d’un quotidien chaque jour meilleur. Se risquant même à la rythmique country-folk avec bonheur (Brother), Stephen Fretwell, en digne héritier du grand Bob, hisse son harmonica et sa guitare au pavois et, à l’heure où les Novastar, Coldplay et autres Travis nous cassent les oreilles avec leur mélasse sirupeuse, il serait plus que regrettable de passer à côté d’un artiste aussi essentiel et ce premier album, sur lequel plane encore l’ombre quelque peu encombrante de ses grands maîtres, annonce une carrière d’ores et déjà prometteuse.


14:07 Écrit par Fab | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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