31/03/2005

Vera Drake de Mike Leigh

Un film de Mike Leigh (G-B, 2004) avec Imelda Staunton, Richard Graham, Eddie Marsan Alex Kelly, Anna Keaveney, Philip Davis, Peter Wight (Drame - 125 minutes)

 

Cinéaste des relations familiales ancrées dans la vie réelle et des fragilités humaines les plus fondamentales, le Britannique Mike Leigh avait déjà prouvé avec le formidablement touchant Secrets & Lies (Secrets & Mensonges) que derrière les apparences trompeuses de la vie se camouflaient incidieusement les fêlures du quotidien. Dans son dernier film Vera Drake, il ne fait pas exception à cette règle non-écrite et relate avec une conviction qui force le respect le parcours d’une femme dans le Londres des années 50      qui, dans le plus grand secret, aide des (jeunes) femmes à avorter dans la plus grande des clandestinités jusqu’au jour fatal où, forcément, une de ses « patientes » souffre d’horribles complications et doit subir une opération.

 

Jamais inquisiteur ou revendicatif, Mike Leigh, dans la plus grande tradition du cinéma social à l’anglaise, dévoile dans un filigrane dentelé, l’injuste condition de l’avortement dans l’Angleterre des années 50, avec d’un côté les avortements payés rubis sur l’ongle à des médecins peu scrupuleux de la loi et, d’autre part, les interventions sordides dans des chambrettes poisseuses pour celles qui n’avaient d’autre choix que de recourir aux services de toutes les Vera Drake de l’époque. En revanche, il nous livre un éclatant portrait d’une femme courageuse dans la liberté de ses choix clandestins, jusqu’à l’innocente inconscience de sa démarche citoyenne. Impeccablement interprétée par Imelda Staunton (prix d’interprétation à Venise), Vera Drake, au-delà d’une gentillesse toujours un peu suspecte, a bien sûr ses parts d’ombre et Mike Leigh, en orfèvre des rapports humaines difficiles n’en fait pas mystère (elle s’inquiète notamment bien peu du sort des femmes qu’elle aide à avorter), il n’en reste pas moins que les trois-quarts du film sont avant tout une chronique sociale et familiale du plus grand cru. Il est simplement dommage que le réalisateur anglais ait cru bon de ressortir la boîte aux grosses ficelles dramatiques pour l’arrestation de Vera et que la fin du film traine quelque peu en longueur. Du très bon Mike Leigh, en tout cas.


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La politique promo des majors

Alors comme ça vous vous imaginiez que c’est super méga top cool d’être chroniqueur musical et que les majors sont toutes des G.O (gentilles organisations) qui ne veulent que le bien de leurs artistes ? Lisez donc cet excellent article sur Playpause.net et vous changerez d’avis. On disait donc parano ?



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F.S. Blumm - Zweite Meer

Bidouillant les manettes en un agglomérat aux parfums dociles, F.S. Blumm papillonne avec les drosophiles facondes et s’envole dans un au-delà où les poètes sont rois et les muses leurs reines. Admirant du haut de sa nacelle polymorphe les paysages splendides d’un west pas terne, Frank Schültge Blumm rêve d’une volupté candide où les sauterelles joueraient à saute-mouton avec des pucerons voltigeurs et le ciel serait empli de lunes roses et de soleils verts éclairant des petites maisons aux toits mauves ou orangés. Dans cet album de la plus haute tenue poétique, le protégé du label Morr Music nous dévoile avec une infinie douceur son sens inné de la composition subtile et il n’est de plus beau voyage que cette escapade doucerette en des lieux mythiques que nous imaginerions bien être proches du paradis terrestre.

 

F.S. Blumm – Zweite Meer (Morr Music)


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30/03/2005

British Sea Power - Open Season (bientôt dans les bacs)

Après un premier album The Decline of… d’une teneur rock digne de The Wedding Present, les Brightoniens de British Sea Power sortent début avril leur deuxième opus Open Season. Nul doute que l’attente sera fébrile et que tous les espoirs sont permis en ce début d’année 2005 d’une fertilité débordante…

 

Et on se calme dans le fond, il y aura des extraits écoutables en ligne pour tout le monde !




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Innocent X - Fugues (preview)

Fils même pas cachés de Rodolphe Burger et Alain Bashung façon allez pas au hasard du tout, Samuel Hall, frères de combat de Yann ‘Encre’ Tambour, les Frenchies de Innocent X débarquent dans la folle danse de la musique d’aujourd’hui avec des titres qui n’ont pas froid aux oreilles et suscitent des angoisses passagères et nous, grands fêlés de turpitude musicale que nous sommes, sommes assez cinglés pour en jouir avidement. Et quand sur leur site, Pierre Fruchard, Etienne Bonhomme et le guitariste Cédric Leboeuf nous convient à leur table peuplée de gens embaumés de noires étoffes, nous n’hésitons pas un seul instant et nous gavons sans aucune retenue des quatre morceaux qui donnent le ton d’un album sans doute à marquer d’une pierre… noire.

 

Innocent X – Fugues (Bleu Electric)


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29/03/2005

Another Record, another free compilation

Une petite découverte comme ça avant d’aller visiter le fonds de la couette, le micro-label Another Record propose sur son site une compilation en téléchargement libre, alors aucune raison de se priver. Et zou c’est parti !



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Banjokate aka Kate Stables

Dans la très très longue série des artistes essentiels qui risquent de demeurer toute leur vie calfeutrés sous la moquette, je vous présente aujourd’hui Kate Stables aka Banjokate, une merveille de singer-songwriter au féminin avec pour seules armes, mais quelles armes, une voix profonde et habitée que ne renierait pas Emmylou Harris, un… banjo débusqué du côté de chez James Yorkston et un harmonica au dynamisme digne d’un certain Bob Dylan. On a déjà connu pire comme voisins de palier, non ?

 

Pour plus d’infos, je vous renvoie au site de son label Disco-Ordination Records. Il n’y a pas à dire, Bristol, c’est vraiment une putain de chouette ville…

 

Attention, les chansons présentes sur son site ne reflètent pas vraiment le titre présent sur le split single sorti en Angleterre le mois passé.


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28/03/2005

Vitalic's gonna move your ass

Bon, il faut le dire, le single du Français Vitalic, c’est de la bombe de dancefloor à réveiller Jeanne Calmant de sa tombe et à faire passer les Chemical Brothers pour des nouilles neurasthéniques, bref le genre de morceau à dérouiller les genoux endoloris des trentenaires avachis par trop de nostalgie eighties. A découvrir sur l’album My Friend Dario distribué par Citizen Records, vous m’en direz des nouvelles !


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De retour sur les ondes, Radio Panik

Au milieu d’une nuée d’émetteurs dont la seule vocation doit être de vanter les mérites assez peu émérites d’un quelconque fabricant d’engins cracheurs de CO2, Radio Panik fait partie de ces trop rares héros tentant de résister à l’agression publicitaire malsaine où la compromission règne en maître quand il s’agit de sélectionner la programmation musicale.

 

Créée en 1983 par un collectif de défenseurs des droits de l’homme, Radio Panik fait partie de ces précurseurs de la radio libre et sans contraintes et a fonctionné tant bien que mal durant vingt ans jusqu’au jour où, privée de ses locaux de la caserne Dailly, et sans financement pour en trouver d’autres, la radio devint une R.D.F et beaucoup se dirent à ce moment que c’en était fini d’une des plus belles aventures de la bande FM bruxelloise. Heureusement, courant 2004, la situation finit par se débloquer quand les toujours motivés responsables de la station conclurent un deal avec la Communauté Française qui leur octroya des locaux à titre gracieux.

 

Parmi les émissions, relevons le toujours aussi enthousiasmant Point G (le lundi de 21h30 à 23 h, ou comment passer de la bonne musique sans se prendre, du tout, au sérieux) ou Spook Rider (le mardi de 20h30 à 22h, entre free jazz et pop oubliée). Alors on se branche sur le 105.4 FM, et plus vite que ça nomdidjuu ;-)


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27/03/2005

Emiliana Torrini en session acoustique + faces B de Belle & Sebastian

Sur l’excellent blog Indie-Boy Traqueur, une session acoustique de l’Italo-Islandaise Emiliana Torrini, avec des mp3 de la session à télécharger et le lien direct vers sa session enregistrée en format vidéo Real Player par la college radio de Santa Monica KCRW. Une nouvelle qui ravira sans doute les camarades bloggers nim et rephlex.

 

En parlant de rephlex, une autre nouvelle devrait la réjouir puisque les Ecossais de Belle & Sebastian vont sortir une compilation de leurs faces B, intitulée Push Barman to Open All Wounds.



20:35 Écrit par Fab | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |