30/06/2005

Boy's Book - Boy's Book

Dans un autre disque à l’obscurité simplement sensible, Boy (qui, pour la petite histoire et l’état civil, s’appelle Caroline Gabard) aurait pu se compromettre dans des postures dignes d’une Julie Doiron de Prisunic et nous nous serions ennuyés ferme, la rage au ventre et l’esprit en déroute. Vous l’avez compris, nulle question de facilité pleurnicharde sur ce premier album sorti sur le label nantais My Little Cab (ils ont aussi un blog), au contraire une retenue émotionnelle qui se cabre dans les non-dits de la vie quotidienne, et qui force l’admiration. Naviguant dans les eaux de Cat Power tantôt façon The Covers Record (Mountain, interprétée avec son camarade de label Tazio), tantôt façon You Are Free (The Lane), voire dans celles de Yann Tiersen (Birds), de Islaja (Her Voice) ou de Encre (Remembrance), la voix de Boy, accompagnée de son piano, de sa guitare ou de son accordéon, ne pâtit heureusement pas de la production forcément bricolo de ce disque enregistré sur un 4-pistes, preuve s’il en fallait encore une que le cœur et la délicatesse triompheront toujours sur la technique, aussi perfectionnée soit-elle. Et si nous devons bien constater que un ou deux titres souffrent quelque peu de cette approche lo-fi (The Day), les atmosphères intrigantes de ce premier disque très prometteur nous augurent des lendemains que nous guetterons avec insistance. Promis, juré, craché.

 

Boy’s Book – Boy’s Book (My Little Cab Records)

Disponible en VPC (5 Euros) chez My Little Cab Records - 3ter Bld Michelet - 44000 Nantes – France

Contact : mylittle.cab@laposte.net

 

Boy’s Book – Moutain


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Souvenir Records, un label electro-pop en diable

Nouveau label de la scène electro-pop, Souvenir Records pourrait aussi bien accueillir Saint Etienne ou Daan que personne n’y trouverait rien à y redire. Entre la pop soft des Danois de Tiger Baby, les (plus que) réminiscences sixties de Huckster et la disco électronique tendance eighties de Carol Masters, il y a de quoi combler les humeurs changeantes du tenancier de cette (pas encore trop) vénérable(?) maison.

 

Tiger Baby – Shy

Huckster – Drives Me Crazy

Carol Masters – Submission

Carol Masters – Connect

Carol Masters – Bed of Roses


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29/06/2005

Nouvel album et nouveau label pour American Analog Set

Leur label Tiger Style Records s’étant mis entre parenthèses, les excellents American Analog Set (AmAnSet pour les paresseux dans mon genre) se devaient de retrouver une nouvelle demeure où ils pourraient déployer toute leur créativité subtile. La rumeur l’annonçait, c’est bien sur Arts & Craft, le label de Toronto qui héberge Broken Social Scene et compagnie, que le groupe de Andrew Kenny pourra désormais s’exprimer. En route donc pour le nouvel album Set Free, dont la distrib européenne sera assurée par Morr Music. Yeehee !

 

American Analog Set – The Postman

American Analog Set – The Only One

Extrait du nouvel album : American Analog Set – Immaculate Heart


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Thee Stranded Horse

Est-ce l’effet Mr Hippie L’Oreal (copyright mon camarade Xavier), ou un effet secondaire de la déferlante malienne, ou que sais-je encore, voici en tout cas Mr Encre alias Yann Tambour qui fait du folk solo accompagné de sa seule kora (harpe malienne, pour faire vite), sous le doux nom de Thee Stranded Horse. Disponible en 500 copies seulement, le vinyl 7’’ est disponible sur Ascorpus, ou encore aux concerts de l’artiste, que l’on salut au passage.

 

Thee Stranded Horse – So Goes The Pulse

Thee Stranded Horse – Fiend Over Your Knees


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28/06/2005

Bertrand Burgalat au Forum de la Fnac

Ce n’est pas tous les ans que ça arrive, le plus grand génie de la musique française des dix dernières années (minimum) débarque demain mercredi à 16 heures au Forum de la Fnac de City 2. A cette occasion, Bertrand Burgalat viendra présenter son dernier album Portrait Robot, toujours sorti chez Tricatel.

 

En vidéo : les extraits d’un showcase que Bertrand a donné au magasin Ground Zero (Paris XIè). Attention les oreilles, la qualité sonore est plutôt basique.

 

Extrait 1

Extrait 2

 

Pour la bonne bouche, n’oublions pas le concert de Bertrand à la Rotonde. Patience, c’est seulement le 9 octobre. Alors, on ne pousse pas dans les rangs !


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JM Ballée & Mathias Schweizer - Tuning 'Audiorama'

Tout est parti d’une résidence d’artiste à Chaumont (Haute-Marne). Invité par la Ville à explorer les lieux de la région, le graphiste Jean-Marc Ballée s’est mis à explorer les divers lieux de la région (routes, quartiers pavillonnaires, camions, forêts…) et, les photos à peine mises en boîte, il contacte Mathias Schweizer qui va alors enregistrer toute une série de sons (trafic, cloches, orage…) aux endroits où les prises de vue ont été réalisées. Le résultat, assez inclassable, est une œuvre oscillant entre la légèreté de l’électro-pop, la langueur poétique de l’electronica et la sécheresse du trip-hop, touchante et poétique souvent, irritante et artificielle parfois. Au mieux lorsque son inspiration le guide sur les pas d’Anne Laplantine, Mathias Schweizer manipule avec une habileté certaine les sons naturels et les intègrent dans un processus quasi-olfactif où les petits chançards que nous sommes débusquons, cachées derrière un camion égaré sur un parking abandonné, la mélopée tranquille d’un oiseau en pleine pause dominicale, ou encore des enfants guillerets qui jouent à cache-cache au son d’une tronçonneuse allemande. D’une écoute exigeante et passionnée, le projet de Ballée et Schweizer recèle des trésors d’ingéniosité tranquille, et au-delà du caractère forcément artificiel de leur œuvre, cette balade épidermique, quoique inégale, dans une région méconnue nous donne des envies de réveil matinal au son des cloches villageoises et des gouttes de pluie sur le carreau. Quant au livret, sa réalité suspendue à un fil accroché au travestissement du quotidien vaut tous les matins du monde, et sa ‘lecture’, tel un millefeuille aux saveurs multiples, nous réserve des surprises inédites, passage après passage. Un bien bel objet, tant visuel que musical. En bonus, un 45 Tours, Komori et Toys R Me rmixent trois titres du CD, renommés pour l’occasion.
 
Jean-Marc Ballée & Mathias Schweizer - Tuning ‘Audiorama’ (Rolax/Discograph)

 

Jean-Marc Ballée & Mathias Schweizer - Twins

Jean-Marc Ballée & Mathias Schweizer - Pluies

Jean-Marc Ballée & Mathias Schweizer - Birds

Jean-Marc Ballée & Mathias Schweizer - Bells

Jean-Marc Ballée & Mathias Schweizer – Pig - Pong

Jean-Marc Ballée & Mathias Schweizer – Rocksky


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27/06/2005

Silent Remix

Mauvaise nouvelle pour les (rares) détracteurs de Bloc Party, nous n’avons pas fini d’entendre parler Kele Okerke et de ses potes. Et comme les inspirés M83, Four Tet, Mogwai ou encore Death From Above 1979 vont le remixer, nous n’avons pas fini non plus d’entendre parler de leur bombe disco-rock Silent Alarm. Tant mieux !

 

Le tracklisting complet de ce remix déjà sujet de toutes les conversations

 

1. Like Eating Glass (Ladytron Remix)
2. Helicopter (Sh
eriff Whitey Mix)
3. Positive Tension (Jason Clark Remix)
4. Banquet (Phones Disco Edit)
5. Blue Light (Engineers Remix)
6. She's Hearing Voices (Erol Alkan's Calling Your Dub Re-work)
7. This Modern Love (Dave Pianka Remix)
8. The Pioneers (M83 Remix)
9. Price of Gasoline (Automato Remix)
10. So Here We Are (Four Tet Remix)
11. Luno (Death From Above 1979 Cover)
12. Plans (Mogwai Remix)
13. Compliments (Nick Zinner Remix)

 

En vidéo : Bloc Party – The Pioneers


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26/06/2005

Verdur Rock 2005 (Namur, Théâtre de Verdure)

Festival sympathique s’il en est, et qui plus est gratuit, le Verdur Rock organise chaque année un concours de jeunes talents qui vaut aux vainqueurs l’honneur d’ouvrir le festival de l’année suivante. Et cette année, bonne surprise puisque c’est la chanson française du duo pop electro-minimaliste Baum (soit Rodolphe Coster, ex-Flexa Lyndo, au chant et Laurent Grauwels à la guitare et aux bidouillages électro) qui a remporté le morceau. Signalons pour la bonne bouche, l’interview hallucinante (comme d’hab’) de Rodolphe qui a réussi à placer Bernard Lavilliers et Ludwig von 88 en guise de remerciements. Du très grand art !

 

Le festival proprement dit a débuté avec les Arlonais de Moon Invaders, qui ont envahi la scène sur le coup de 17 h 15, le ska jamaïcain sous le coude et la bonne humeur en guise d’alibi. Sympathique mais loin des confessions de l’essentielle altitude, la musique du combo déroule sous ses marinades gargantuesques la pseudo-gentillesse d’un propos policé, alors que nous l’aurions préféré polisson. Au septième morceau (où était-ce le sixième, ou le huitième ?), l’attention décroche et on se dit qu’ils feraient sans doute bonne figure à Couleur Café. Avec le grand déglingué qui danse presque aussi mal que moi, cela va sans dire.

 

Deuxième étape d’un parcours en dents de scie, les vétérans new-yorkais de Girls Against Boys ont balancé une sacrée claque à un public resté étrangement amorphe et endormi. La positive attitude sans doute, faut arrêter d’écouter Pleymo et Kyo les gars. Dans un style qui rappelle un Mark E. Smith presque sobre qui jonglerait avec Thurston Moore, le quatuor a balancé sa basse lourde et ses mélodies noirâtres à la gueule des jeunes pseudo-rebelles venus fêter la fin des exams, ils m’ont donné une envie soudaine de balancer des gnons dans la tronche et, éventuellement, d’assassiner ma belle-mère. Un seul mot, respect, la vingtaine de kids qui pogotaient comme des sauvages, coups de coude dans la gueule et déboîtements d’épaule inclus, savent de quoi je parle.

 

Passons sur la pénible human beatbox des Autrichiens de Bauchklang, insupportable au-delà de deux morceaux et sur les toujours aussi sages Girls In Hawaii (à quand une mise en danger et un supplément d’âme, merci pour nous) pour arriver aux délires electro-pop dansants des délurées Berlinoises de Chicks on Speed. Si d’autres dans le genre ocupent le créneau avec plus (Lesbians on Ecstasy) ou  moins (Peaches) de réussite, le trio a au moins une qualité, balancer des rythmes prometteurs de déhanchements grossiers, tout n’est pas de la première finesse et le public s’est bien marré. N’est-ce pas l’essentiel ?

 

Du côté de la tente Carte Postale Records, de (très) belles choses, mais comment aurions-nous pu en douter ? D’abord une découverte fondamentale, Humbert Utz (aka Jonathan Burnay), soit dix des plus intenses minutes de ma vie de festivalier, une déferlante de sons cristallins venue nous envelopper dans une verve sublim(inal)e et contagieuse. Et dire que le gaillard avait oublié son disque dur… Et que dire de Bidibop, le gaillard est maousse costaud quand il s’agit de développer des atmosphères cinématographiques d’une spatialité urgente, et quand il ose reprendre du Nirvana, c’est tout un univers d’horizons multiples qui s’ouvrent, et nous nous y sommes engouffrés avec une délectation même pas dissimulée. Du grand art, vraiment.

 

Humbert Utz – La Nature Est Plus Belle Encore

Humbert Utz – L’Emménagement


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25/06/2005

Verdur Rock + Bidibop au Bonheur

Week-end chargé lezamis, un petit Verdur Rock pour se mettre en appétit avant les vacances, puis un showcase Bidibop demain dimanche 15 heures au Bonheur. Rhaaa lovelyyyyyyyyyyyy.

 

Bidibop - Contact

Bidibop - Snapshot

Bidibop – Today’s Butterflies Still There In My Dreams


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Melodium, l'electronica sensible de Laurent Girard

Label passionnant et passionné, Audio Dregs débarque régulièrement sur les plages lumineuses d’une electronica humaine et sensible. Il héberge notamment le Nantais Laurent Girard aka Melodium (à ne pas confondre avec leurs homonymes canadiens) et son quatrième album Anaemia, prélude à La Tête Qui Flotte, paru lui chez Autres Directions In Music (leur toute première sortie, un événement qui se devait d’être relevé !).

 

Melodium – Felt Melt

Melodium - La fin de tout & Les psychtropes sont mes amis, puis mes ennemis



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