28/07/2005

Julien Neto - Le Fumeur De Ciel

Dans la (douce) lignée des très estimables Colleen, Sylvain Chauveau ou Max Richter, le Parisien Julien Neto commence à se tailler une enviable réputation, et c’est finalement une bonne nouvelle. D’un calme éthéré d’où surgissent des bribes spongiformes, sa musique aux marches de la plénitude du goéland porté par le vent et ses samples atmosphériques aux bourgeons perdus dans la brume méritent une attention toute particulière, au risque de la(i)sser l’auditeur au bord de la route. La ligne d’arrivée franchie, la foule démesurée, à court de vivats, s’en retourne le cœur serré, sa patience aura été récompensée.

 

Julien Neto – Le Fumeur De Ciel (Type Records)

 

Julien Neto – Sketch

Julien Neto - VI (Featuring Keith Kenniff)

Julien Neto – V (Rivers)

Julien Neto – III


20:19 Écrit par Fab | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Benoît Pioulard, premier EP

Artiste protéiforme, Benoît Pioulard (ou Thomas Meluch, pour les intimes) vient de sortir, en édition ultra-limitée (300 copies seulement) un EP 4-titres au joli nom de Enge. Incapable de résister au songwriting étincelant de cette promesse féconde et faconde, votre tenancier a même commandé l’objet, et pour meubler ses jours et ses nuits, il se remémore avec émotion les travaux de Barbara Morgenstern, Gustav et Syd Matters, c’est dire s’il est en bonne compagnie.

 

Un disque : Benoît Pioulard – Enge (Moodgadget)

 

Extraits : Benoît Pioulard – Les Différences Secrètes Entre Moi Et Ma Femme

Benoît Pioulard – Oh, Her (Benoît Pioulard’s Serenade)

Benoît Pioulard – Kids Are Getting Younger

Benoît Pioulard – Sparrowfield


16:11 Écrit par Fab | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27/07/2005

Jean Knight - Mr Big Stuff (1971)

Premier single (sur trois) de Jean Knight classé dans les charts US, Mr. Big Stuff, condensé aux panards en éventail de soul et de funk, ressort chez Stax Records, le légendaire label de Wilson Pickett et Otis Redding. Il y a pas à dire, 1971, c’était une chiée de bonne année. Conseil du jour, boycotter l’horrible version 2005, vulgaire mixture insipide de soul et de rap en conserve, ou comment saloper une légende en trois minutes, service même pas compris.

 

Extrait : Jean Knight – Mr. Big Stuff



17:30 Écrit par Fab | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Festival Deathpetrol

De la même équipe qui organise le festival Idiolabo, nous ne pouvions attendre que du bien, les voila donc qui remettent le couvert à Anvers le 6 août prochain pour un festival gratuit (et oui ma bonne dame) riche, à n’en pas douter, en découvertes fertiles. Dès 13 heures tapantes, rendez-vous donc au Deathpetrol, son barbecue géant, ses expos, ses groupes noise/electro/folk/bavarois et son ciel bleu azuré. Pour la liste compète des groupes, cliquer ici.



13:38 Écrit par Fab | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

26/07/2005

Hrsta, deuxième album pour Mike Moya (ex-GY!BE)

Un des membres fondateurs des mythiques GodspeedYou!BlackEmperor, Mike Moya en est déjà à son deuxième album solo, dans l’indifférence quasi-générale. Actif sous le nom difficilement prononçable de Hrsta, il avait déjà sorti en 2001 L’Eclat Du Ciel Etait Insoutenable (Alien8 Recordings), il récidive cette année avec Stem Stem In Electro (Constellation Records), mélange foutraque de mélodies aux arrangements acoustiques sombres, de post rock tourmenté (pléonasme ?) et de voix inquiétantes, un disque à ranger dans un recoin sombre et mal éclairé, aux côtés de Black Heart Procession par exemple.

 

Extrait de L’Eclat Du Ciel Etait Insoutenable : Hrsta – Lime Kiln

 

Extrait de Stem Stem in Electro : Hrsta – Swallow’s Tail

 

D’autres courts extraits sur Phonica


18:03 Écrit par Fab | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

La Femme Est L'Avenir De L'Homme de Hong Sang-Soo

Cinéaste intrigant du marivaudage à la coréenne, Hong Sang-Soo fait partie de cette génération dorée de cinéastes du pays du matin calme (avec Kim Ki-Duk ou encore Park Chan-Wook), dont les œuvres sont hélas peu ou pas distribuées en Europe. L’an dernier, le festival Ecran Total nous avait permis d’admirer le chef-d’œuvre Turning Gate (2002), et c’est peu de dire que votre tenancier attendait avec grande impatience de voir La Femme Est L’Avenir De L’Homme, dernier long métrage en date du maître (2004).

 

A l’arrivée, si un (très) léger sentiment de déception subsiste en filigrane, c’est sans doute parce que nous sommes devenus tellement exigeants après Old Boy, Bin Jip ou Turning Gate. Car de mauvais film, évidemment pas question, juste une impression fugace que le film manque quelque peu de poésie par rapport à son illustre devancier, encore que la structure narrative, originale et complexe, nous prouve, si besoin était, que nous avons affaire à un des réalisateurs les plus exigeants et les plus honnêtes (envers lui-même et son public) du moment. Tout comme dans Turning Gate, nous suivons un trio amoureux, avec des allers-retours entre passé et présent où viennent se mêler des scènes de beuverie, centrales dans le propos du film. Jamais misogyne, Hong Sang-Soo, sans doute convaincu que ce sont les femmes qui sont en fin de compte les maîtresses du jeu amoureux, parvient à nous faire ressentir les frustrations et les envies de ces deux (ex-)amis, et c’est touchés et émus que nous ressortons du cinéma, impatients de retrouver la suite des aventures sur grand écran du génial réalisateur qu’est Hong Sang-Soo.

 

Pour les amateurs, un coffret DVD comprenant Turning Gate et La Femme Est L’Avenir De L’Homme est sorti voici quelques mois, une aubaine.


15:09 Écrit par Fab | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/07/2005

De l'eau dans le gaz

Décidément, ça chauffe pas mal autour des groupes qui ont eu l’idée, après coup sans doute malvenue, de travailler avec Bang! en espérant que cette maison aux pratiques monopolistiques finalement assez douteuses daigne pratiquer un travail de promotion un tant soit peu digne de ce nom. Après Top 5 Records, passé avec armes et bagages chez Hystérias (lire à ce sujet l’interview de Fabrice Delmeire et Sébastien Carbonnelle, deux des camarades de jeu de votre tenancier au RifRaf), voici que plusieurs membres fondateurs du Collectif Jaune Orange (Jumbo Jet, Tom Sweetlove, Sexcrispies, Any Drap, OK We Surrender, The Eastern Lights, HLM) ont décidé de quitter le navire, se sentant à l’étroit dans les artères embouteillées par les produits laitiers formatés PureFM. Qui sommes-nous pour leur donner tort ?



23:06 Écrit par Fab | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/07/2005

Flotel - Wooden Beard

Paru sur le très respectable label Expanding Records, Wooden Beard, premier album de Flotel (alias Leigh Toro), est dans la continuité logique de l’EP Bosso Fataka (sorti chez Arable Records, le label de Robin ‘Isan’ Saville), une succession de sons cristallins proche d’une certaine apathie mélodique, le disque idéal pour se reposer des complaintes de voisinage, et méditer dans la sérénité la plus profonde de la chance que nous avons de nous éveiller le matin le cœur apaisé et la bouche emplie de saveurs crépusculaires. Dans un état de contemplation absolu, je regarde l’horizon blessé et, emmitouflé dans les babouches du gars qui ne gagnera jamais le Tour de France, je me repose les bras en croix et au loin les murmures subliminaux de Flotel me guident vers un absolu régénérateur de vie, serait-ce là le mouvement perpétuel ?

 

Flotel – Wooden Beard (Expanding Records)


22:34 Écrit par Fab | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

The Mutts

Attention, bombe atomique en devenir! Découverts hier soir sur la scène du sympatoche café Charlatan de Gand, The Mutts, condensé ultra cracra de rock garage assumé à du 300% minimum, comme une folle envie de défoncer les portes que les Ramones ou les Stooges avaient refermées derrière eux. Ultra impressionnants dans leurs cinq premiers morceaux, les potes du chanteur Chris Murtagh, le bassiste Sam Burgess en tête de pont, ont de l’énergie à revendre et de la créatine à faire voler aux éclats les baffles de votre mémé Simone. Et même si la tension est quelque peu retombée dans la seconde partie du set, par la faute d’un guitariste sans doute quelque peu assoupi, le morceau instrumental joué en rappel a remis tout le monde d’accord, The Mutts remet les White Stripes à leur juste place, le grenier poussiéreux des souvenirs mollassons.

 

Un disque : The Mutts – Life In Dirt (FatCat Records)

 

Plein d’extraits un peu partout, chez Boomkat, ou encore chez Phonica (liens ci-dessous, extraits d’une minute chacun).

 

The Mutts – Excited

The Mutts – Stranded

The Mutts – Let Me See Your Face

The Mutts – No Luck

The Mutts – My Town


13:35 Écrit par Fab | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

23/07/2005

Giuseppe Ielasi

Guitariste italien à la flamboyante discrétion, Giuseppe Ielasi (et pas Giuseppe Lelasi comme on a pu le lire ça et là) cajole l’univers de sa grâce éthérée, et ses sonorités fragiles, parcourues d’un souffle électronique ondin, s’engouffrent sur un boulevard Nord-Sud parcouru d’un folk où chaque note a son importance, vitale. Après avoir collaboré à divers albums, dont celui de Dean Roberts, il a sorti voici quelques mois Gesine sur le label suédois Häpna (qui édite notamment l’inventif Stephan Mathieu), et il serait dommage de passer à côté de l’exigence cathartique d’un disque à ranger quelque part entre minimalisme (post)folk et electronica, mais pas seulement.

 

Giuseppe Ielasi – Gesine #4

 

Extraits en streaming

Giuseppe Ielasi – Gesine #1

Giuseppe Ielasi – Gesine #2


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