31/08/2005

On Stage - Tunng + Dez Mona

Première soirée de l’excellent festival (gratuit!) Feeërieën ce lundi avec, au programme mesdames et messieurs les jurés, les Flamands de Dez Mona et une des sensations du moment, les British de Tunng en personne.

 

Qu’en retenir ? Que Dez Mona a la chance d’héberge en son sein le contrebassiste Nicolas Rombout, dont les sonorités puissantes, généreuses et groovy apportent un tonus euphorisant à une musique aux accents de (free) jazz pop. Que l’accordéoniste/saxophoniste Roel Van Camp est aussi inspiré avec son groupe d’origine DAAU qu’en invité de Dez Mona. Le lyrisme contagieux et les dissonances chatoyantes de son accordéon ne sont pas passés inaperçues, tout comme les volutes de son saxophone, égarées quelque part entre Aka Moon et Tuxedomoon. Quant au chanteur Grégory Frateur, c’est peu de dire qu’il cabotine à qui mieux mieux et qu’il devrait regarder dans un bon dico la définition du mot sobriété, merci pour nous.

 

Stars de la soirée, les Tunng n’ont pas failli à leur toute jeune réputation. Emmenés par un duo de chanteurs/guitaristes à la complémentarité naturelle, on les aurait bien vus chez CocoSuma d’ailleurs, le groupe a offert au nombreux public un large aperçu de son répertoire. Fricotant avec les non-dits des Animal Collective et de Devendra Banhart, saupoudrés d’une touche electronica que ne renierait pas Fennesz (même si elle n’est pas toujours subtile), les mélodies (plutôt) immédiates de Tunng frappent la cible avec une précision souvent diabolique. Et si les trois derniers titres semblaient bien moins maîtrisés, nous n’en ferons pas un caca nerveux pour autant.

 

Ce jeudi, Kiss The Anus Of A Black Cat et la délicieuse Hanne Hukkelberg est au programme et en plus, votre tenancier doit la rencontrer pour une interview. Ô joie !


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30/08/2005

A Certain Ratio - Live In Groningen (1980, réédité)

Tant qu’à rester dans la grande lignée des groupes cultissimes des fins 70’s débuts 80’s, continuons à faire dans l’exceptionnel. Auteurs de neuf albums en 17 ans (dont le fameux To Each), A Certain Ratio fait partie de ces formations citées à longueur de pages dans la presse spécialisée, la réédition du Live In Groningen (Les Temps Modernes) est donc plus que jamais une occasion unique pour les nostalgiques de se replonger dans la période post-punk et, pour les autres, de découvrir l’univers sombre et décadent des Mancuniens.

Un disque : A Certain Ratio – Live In Groningen (Les Temps Modernes)

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29/08/2005

Double CD pour les Gang Of Four

Icônes absolues de ce qui se faisait de mieux dans le disco-punk fin seventies début eighties, influence majeure de tout un tas de groupes récents (en vrac Interpol, Bloc Party, pour ne citer que les meilleurs), les fabuleux Gang Of Four reviennent sur le devant de la scène avec un double CD édité par V2. Alors que le premier disque reprendra de nouvelles versions des classiques du groupe (To Hell With Poverty, Damaged Goods…) le second disque comprendra des reprises du groupe de Leeds par les Yeah Yeah, Ladytron, Futureheads et autres Dandy Warhols. Espérons que la déception oublie de venir y déposer sa mérule putride.

 

Quelques titres du groupe (compressés au format ZIP)

Gang Of Four – Anthrax

Gang Of Four – (Capital) It Fails Us Now

Gang Of Four – The Bistory Of The World

Gang Of Four – Not Great Man

Gang Of Four – To Hell With Poverty

Gang Of Four – Return The Gift


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28/08/2005

Charlotte Greig

Découverte grâce à l’excellent webzine Americana UK (inutile de préciser le genre de musique qui y est chroniqué), la chanteuse galloise Charlotte Greig en est pourtant déjà à son cinquième album. Alternant folk songs traditionnelles et compos personnelles, elle nous fait penser à une sorte de sœur de cœur de l’Ecossais Alasdair Roberts, en moins novatrice sans doute. Une artiste à découvrir.

 

Quelques extraits de ses albums (au format WMA ou MP3)

Charlotte Greig – Go From My Window (sur le dernier album Quite Silent)

Charlotte Greig – Twin Stars (sur l’album Winter Woods)

Charlotte Greig – Bells Of Paradise (sur l’album Down In The Valley)



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27/08/2005

Fursaxa - Lepidoptera (preview)

L’intrigue faisait partie du jeu, chaque passage évoquait des forêts mystérieuses remplies d’elfes maléfiques qui jouaient à saute-mouton avec les Animal Collective, perchée là-haut sur son arbre tordu, Tara Burke aka Fursaxa décortiquait sans répit les obscurantismes et de son nouvel Lepidoptera (ATP Recordings), nous attendions un sauvetage en dehors de toute règle établie. A l’écoute des divers extraits recueillis ça et , nos attentes étaient largement comblées et ce n’était que le début de l’aventure.

 

Un disque Fursaxa - Lepidoptera



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25/08/2005

xbxrx

Amateurs de Silverfish et autres joyeusetés hardcore délirantes, réjouissons-nous de l’apparition de xbxrx (vous avez bien lu, ce n’est pas le clavier qui refuse subitement les voyelles), quatuor dont les membres répondent au nom brumeux de The Bass Player, The Drummer, The Guitar Player et The Singer/Other Guitar Player. Pour faire le plein d’énergie foutraquement jouissive, xbxrx fait le boulot, et de quelle manière !

 

xbxrx – Gop Is Minee (Track 2)

xbxrx – Beat Rolls On

 

xbxrx – Gop Is Minee (Track 2)

xbxrx – Beat Rolls On


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Fat Planet, la radio electro de Sydney

Terre lointaine et terriblement proche, l’Australie se rapproche un peu plus de nous encore grâce au site de l’émission Fat Planet, écoutable à Sydney sur la radio Fbi (mais cele ne fait guère nos affaires) et, voilà qui est nettement plus intéressant, qui dispose d’un blog mp3 pas piqué des hannetons. Pour de l’electro à gogo (mais aussi bien d'autres sucreries), on clique et c’est parti. Weeeeeeeeeeeeeeez !




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23/08/2005

Josephine Foster

Son folk a des allures de casino fantôme désincarné et sa voix, poussée dans les derniers retranchements d’une cavalcade effrénée, encadre de sa présence enivrante la virtuosité matinale des troubadours modernes. Après deux collaborations (Born Heller et Josephine Foster & The Supposed), la chanteuse aux allures d’une Patti Smith (presque) juvénile sort un premier album sous son propre nom. Selon l’humeur du jour, ses Hazel Eyes irriteront ou fascineront, ils ne laisseront en tout cas jamais indifférent, peu d’artistes peuvent en dire autant.

 

Josephine Foster est une des invitées du festival Dictapop, ce vendredi 9 septembre au Petit Théâtre Mercelis d’Ixelles. Au menu également, Manyfingers, Thee Stranded Horse, Matt Elliott et Mi & L’au. A voir aussi le lendemain à Hasselt (CC België) avec Mi & L’au et Kiss The Anus Of A Black Cat, et le 17 septembre à Genève (Cave 12)  toujours avec Mi & L’au.

 

Un disque : Josephine Foster - Hazel Eyes (Locust Music)

 

Trois extraits mp3 de Hazel Eyes

Josephine Foster – The Golden Wooden Tone

Josephine Foster – The Pruner’s Pair

Josephine Foster – Crackerjack Fool


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22/08/2005

The Very Hush Hush, premier album

En attendant de découvrir Mourir C’est Facile (ah bon?) le premier véritable album de The Very Hush Hush, rappelons-nous Washing Songs, le premier EP du groupe de Denver, Colorado. L’écho des murs nous signale un changement de cap radical d’avec la délicatesse filandreuse de l’EP, les voici engagés dans une direction plus electronica, plus sombre aussi. Intrigant au premier abord, une musique qui donne envie d’en savoir (beaucoup) plus.

 

Un  disque à découvrir : The Very Hush Hush – Mourir C’est Facile (Sao Bento Music)

 

Extrait de l’EP

The Very Hush Hush – Ex-Adult

Extrait de l’album

The Very Hush Hush – Love Like Love


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Pokett - Crumble

Evidemment, ce n'est pas la dernière sortie en date, ce n'est pas une raison pour ne pas en parler, non mais dites-moi.
 

Une telle jolie frimousse ne pouvait laisser indifférent, l’écoute du premier album de Pokett, projet perso de Stéphane ‘Domotic’ Garry non plus. Remarqué, entre autres, sur le netlabel Sundays in Spring avec son EP Your Picture Here (davantage dans la lignée de V.O. et enregistré dans la foulée de Crumble), le musicien français, adepte de l’art du ciselage à la Sufjan Stevens, prouve d’heureuse manière que le songwriting peut aussi s’exporter avec élégance de ce côté-ci de la Manche (ou de l’Atlantique, c’est selon). Et si certains cyniques s’agaceront, à tort, de ces quelques notes jetées sur une guitare folk épurée et de cette voix qui rappelle étrangement la solitude prégnante d’un Jim O’Rourke, nous ne nous laisserons pas prendre au piège de leurs sarcasmes inutiles. Car quand on tient un album d’une longueur en bouche aussi exigeante que passionnante (les magnifiques titres Marmalade Fall, Morning) on se le réserve pour les amis intimes, vous savez bien, ceux qui ont le don de partager leurs secrets les plus intimes à la lueur d’une bougie fragile et précieuse. Les albums qui donnent du temps au temps sont rares, profitons-en tant qu’il est encore temps.

 

Aux dernières nouvelles, le disque serait épuisé en France mais en cherchant bien…

 

Pokett – Crumble (Intercontinental Records / Scientific Laboratories)

 

Pokett – Marmalade

Pokett – Train


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