14/10/2005

Gravenhurst - Fires In Distant Buildings

Catalogué jusqu’ici dans les fils spirituels (et légitimes) du grand Nick Drake, Nick Talbot aka Gravenhurst souffrait d’un problème d’image, seule solution composer un album qui s’éloignerait des clichés du genre pour se recentrer sur un mélange unique et enthousiasmant (d’un peu) de folk, de (post)rock, de pop, de shoegazing, pour faire très court. Rien de bien surprenant, en fin de compte, rappelons-nous d’Assembly Communication, le premier groupe du gaillard aux références My Bloody Valentine déjà bien affirmées (Down River). Et si ces feux brillent de leur plus belle incandescence, Nick Talbot, en génie bienfaisant d’une musique que nous qualifierons sans hésiter de moderne, n’oublie pas de nous transmettre sa part d’émotions, à fleur de peau de préférence (Animals ou le très Laura Veirsien Nicole). Enfin, il serait criminel de passer au-dessus de la course effrénée du très shoegazing The Velvet Cell (et de sa reprise), dont la première partie, infernale course à l’abîme, nous entraîne dans une fuite en avant irrésolue et sans lendemain. Et puis, il y a cette voix qui côtoie les anges et leurs côtés obscurs qu’une mythologie passéiste tente à tout prix de nous faire oublier (Cities Beneath The Sea et son orgue vibrant de passions ténébreuses). Entre coups de semonce, coups de boutoir et coups de romance, Gravenhurst refuse de choisir et il n’est de meilleur compromis que son Fires In Distant Buildings.

Un disque : Gravenhurst – Fires In Distant Buildings (Warp Records)

Pour rappel, l’interview à paraître dans le RifRaf de novembre.


14:21 Écrit par Fab | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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