31/10/2005

Afterhours - Ballads For Little Hyenas

Tout avait si bien commencé, les volutes à la Mercury Rev envahissaient l’espace (The Thin White Line), la quatrième minute atteinte toutefois, déjà les pires craintes pointaient le bout du nez. De soupçons, nos pensées se muèrent rapidement en confirmations, nous ne pouvions guère espérer en des heures meilleures, et pour une première sortie internationale hors de leur idiome italien natal, le groupe transalpin se laissait hélas aller à des circonvolutions qui faisaient de l’œil aux pénibles Aerosmith façon années 80. Une ballade langoureuse (There’s Many Ways) était sensée ramener le calme, seule une question, vitale et accessoire, en ressortit : qu’était donc venu faire Greg Dulli (Twilight Singers) dans cette galère ? Avait-il été séduit par le chant sur le très beau The Thin White Line au point de demeurer sourd aux jérémiades vachardes du chanteur Manuel Agnelli, qui semblait prendre un malin plaisir à en rajouter des couches sur les autres titres (exception faite, peut-être, de Fresh Flesh et surtout The Bed) ? De réponse valable il ne put en fournir, et c’est avec grand regret que nous le laissâmes en compagnie de ses amis italiens, à charge pour lui de nous expliquer un album qui avait eu le don de nous exaspérer au plus haut point.

 

Un disque : Afterhours – Ballads For Little Hyenas (One Little Indian)

 

De (courts) extraits mp3 sont disponibles ici.


14:26 Écrit par Fab | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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