25/11/2005

Annelies Monseré – Helder

En des temps d’une insondable richesse pour la musique symbolisée par Jessica Bailiff et Tara Jane O’Neil, en passant par Islaja, la musique de Annelies Monseré uit Ingelmunster, West Vlaanderen, joue directement dans la cour des grand(e)s. Telle une âme solitaire heureusement éloignée des rivages de la perdition, la musicienne belge, camarade de jeu de ses compatriotes Half Asleep et Loobke, dévoile sous ses doigts subtils, un phrasé pianistique divin qui côtoie un violoncelle déchirant (le magnifique instrumental Sarah), et de ses quelques notes un voile pudique s’envole dans un ciel aux contours épars, paysage simple et grandiose que voilà. Certes, de temps à autre, le chant à tout le moins minimaliste d’Annelies frôle les limites de l’auto-destruction mélodique (Midnight), nous ne lui en tiendrons cependant pas rigueur et, d’une voix fluette et enthousiaste, nous proclamerons notre admiration pour sa délicate utopie apaisante (We’ll dance, These Streets). Qu’elle s’accompagne au piano, au violoncelle, au melodica ou au glockenspiel (l’insondable minimalisme de Here), Annelies Monseré se mue en elfe bienfaitrice et sa cavalcade des dominos, mélange ascétique de douceur et d’âpreté, nous transborde de l’autre côté du monde. En toute liberté.

 

Un mp3 : Annelies MonseréWe’ll Dance

Un disque : Annelies Monseré Helder (BlueSanct)


19:30 Écrit par Fab | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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