20/12/2005

Sophie Auster – Sophie Auster

Selon des sources bien informées, l’album de Sophie Auster aurait été côté trois étoiles dans le Télé Moustique (pour mes amis frenchies, l’équivalent belche de Télérama, en un peu plus peuple tout de même). Et ça m’énerve plus qu’un tout petit peu. Un petit coup d’Odawas et de Tara Jane O’Neil et il n’y paraîtra plus. Compris, Mr Lorfèvre ?

Et pourtant, tout était réuni, des auteurs de la plus haute volée à la plume (Desnos, Apollinaire, Soupauld et Eluard, dans une traduction américaine certes, papa Paul Auster himself), une interprète dont le charme juvénile (dix-sept ans) ferait chavirer plus d’un cœur en chamade et dont la voix étonnamment mature évoque la chaleur du feu de bois de la villa du Brabant Wallon. Mais alors, pourquoi grand dieu avons-nous droit à des arrangements d’une telle indigence plan-plan, à faire passer Heather Nova pour de l’avant-garde berlinoise. La question est posée, je n’ai pas la réponse, il est vrai que Cosmopolitan et Télé Moustique ne font pas vraiment partie de mes lectures favorites. Tant pis pour Sophie. 

Pour ceux qui y tiennent vraiment, des extraits en streaming.

Un disque  : Sophie Auster – Sophie Auster (Urban Geek Records / Naïve / Actes Sud)


15:20 Écrit par Fab | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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