31/01/2006

MP3 : Iron & Wine et Calexico – Prison Route 41

Le toujours réconfortant Sam Beam, mieux connu sous le nom de Iron & Wine, sera de passage lors des prochaines Nuits Botanique avec ses amis de Calexico. A nous les grands espaces de l’americana, la Chevrolet 1963 décapotable et le soleil du Colorado.

 

Un mp3 : Iron & Wine et Calexico - Prison Route 41

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Barbara Carlotti à l'Archiduc

Découverte majeure de la chanson française, la sensuellement mélancolique Barbara Carlotti, égérie inspirée d’une élégance sixties rôdant du côté de Burt Bacharach et Serge Gainsbourg, sera en concert à l’Archiduc ce dimanche 5 février à 17 h. Un grand moment de partage de ses Chansons, et l’occasion bien sûr d’y croiser Fane Dunaway en bikini, qui sait accompagnée d'un David Lynch très mal coiffé.

 

Une vidéo : Barbara Carlotti Tunis

Un disque : Barbara Carlotti – Chansons (Microbe)

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30/01/2006

Vidéo : Isobel Campbell & Mark Lanegan – Ramblin Man

Rencontre du troisième type entre le ténébreux tout fagoté de noir et la muse romantique à la voix de fée et aux cheveux cousus de tendresse, l’album de Isobel Campbell et Mark Lanegan promet encore de beaux lendemains à tous les téméraires qui se faufileront dans les méandres de sa partition en dos d’âne. Pour mieux en goûter le sulfureux sel, la vidéo de Ramblin Man, très porno chic dans son genre, avis aux amateurs.

 

Une vidéo : Isobel Campbell & Mark Lanegan – Ramblin Man

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Death Vessel, dans la foulée d'Espers

Tout a une fin, le chapitre Larkin Grimm aussi. A l’issue du concert, j’ai eu le plaisir de discuter quelques instants avec la jeune femme, le temps de partager quelques passions communes, Josephine Foster et Espers en tête. Du groupe folk new yorkais auteur du superbe album de reprises The Weed Tree, la conversation a rebondi sur Death Vessel, collectif impressionnant (une dizaine de membres !) emmené par la voix féminine du théoriquement masculin Joel Thibodeau. Le rapport avec Espers ? Très simple, Laura et Meg Baird de Espers apportent leur écot aux backing vocals du groupe, dont les mélodies simples et cristallines (et faciles à chanter, en fin de compte) affirment un talentueux songwriting digne et intemporel. A ne pas recommander à ceux qui exècrent Joanna Newsom, Devendra Banhart et consorts.

 

Deux mp3 : Death Vessel – Deep In The Horchata

Death Vessel – Mandan Dink

Un disque : Death Vessel – Stay Close (North East Indie Records)

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28/01/2006

On Stage : Larkin Grimm (Tinnenpot, Gand)

Débarquement dans l’inconnu hier soir au Tinnenpot de Gand, centre culturel niché dans une petite rue de la ville scaldéenne, qui accueillait hier soir dans une salle miniscule (une quarantaine de places) la folkeuse Larkin Grimm (déjà évoquée ici voici quelques jours) Née et éduquée dans une communauté libertaire (tout comme ses compatriotes Sufjan Stevens et Devendra Banhart), la demoiselle à l’impressionnant tatouage au bras droit, seule à la guitare (et à un autre instrument à cordes non identifié fabriqué par son daddy) et sans amplification (!!!), a tenu en haleine un public timide et bienveillant grâce à une voix profonde et grave, tout en jouant d’étranges effets sur sa guitare désaccordée. Hormis sur un ou deux titres au bord de l’insondable ennui, une impression de voyage entre des arbres aspergés de poésie rurale et des champs habités par de joyeux lurons désenchantés.

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26/01/2006

MP3 : Ten In The Swear Jar – When You Write

Et du Jamie Stewart, vous en reprendrez bien un peu ? Et que diriez-vous de la version 1999-2000 ? Elle s’appelait Ten In The Swear Jar, elle avait succédé à Ibopa pour donner naissance à Xiu Xiu, l’actuel projet des très démontés du bulbe Jamie Stewart et Cory McCulloch. Et en ce bref interval, le groupe avait sorti sur Asian Man Records l’album Accordion Solo!, toujours disponible sur le site du label. Et oui.

 

Un mp3 : Ten In The Swear Jar - When You Write

Un disque : Ten In The Swear Jar – Accordion Solo! (Asian Man Records)

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25/01/2006

MP3 : Judith Juillerat – Slacktime

Pour télécharger le morceau en écoute depuis deux jours, suivez le guide et aussi l’article sur Octopus.

 

Un mp3 : Judith Juillerat Slacktime

Un disque : Judith Juillerat Soliloquy (Shitkatapult)

24/01/2006

Harold Budd – The Serpent (In Quicksilver)/ Abandoned Cities

Poursuivant sa politique de réédition des œuvres du pape (avec Brian Eno) de la musique ambient, le passionnant label Ryko Disc nous offre cette fois deux albums du musicien américain regroupés en un seul CD. Composé de cinq pièces pour piano solo d’une tranquillité apaisante évoquant les embruns tranquillement affectueux qu’affectionne aujourd’hui un Sylvain Chauveau dans ses moments les plus dépouillés, ainsi que d’un morceau où le piano est brièvement accompagné d’un synthé, The Serpent (In Quicksilver) (1981) évoque des contrées dérisoirement nues où le citadin pressé aimerait à se ressourcer pour y retrouver le sens profond de la méditation. Impressionnant de calme et de maîtrise. En 1984, Harold Budd compose Abandoned Cities pour une installation dans une galerie d’art qu’on imagine pas franchement joyeuse. Cette œuvre, beaucoup plus sombre et angoissante, évoque les démons du dénuement corporel et de la mort, et c’est tout bonnement fascinant. Car longues d’une vingtaine de minutes chacune, les deux pièces composant Abandoned Cities figurent parmi les très rares pièces de musique ambient à embrigader sans remords aucun ses adeptes dans une armée de zombies malfaisants, et de cette aventure dans les ténèbres de l’underworld, ils ne ressortiront pas indemnes. Choisis ton camp camarade, s’il n’est déjà trop tard. 

 

Un extrait en streaming : Harold Budd - Wanderer

Un disque : Harold Budd The Serpent (In Quicksilver)/ Abandoned Cities (Ryko Disc)

23/01/2006

Tuxedomooooooooooooon

Peter Principle, Steven Brown, Blaine Reiniger, (sans oublier Luc Van Lieshout et Winston Tong), la simple évocation des noms des membres fondateurs de Tuxedomoon fait ressurgir l’époque bénie où le goût des musiques profondément plurielles et originales s’est fait corps avec le mien, fin des années 80. Et la cassette au son tout pourri de Half Mute / Scream With A View, je la vénérerai au-delà de la mort et j’espère que là-haut, il y aura un vieux magnétophone pour me la repasser jusqu’à la fin des temps. Falling in love, they said.

 

C’est donc peu dire que leur venue au Nijdrop ce jeudi 26 janvier fait bouillonner en moi la fugace vanité de partager avec vous quelques instants de mon éternité, et tant pis si tout cela sonne terriblement pompeux. Une chose est sûre, j’y serai.

 

Un mp3 : Tuxedomoon In A Manner Of Speaking

Le dernier disque en date (2004) : Tuxedomoon Cabin In The Sky (Crammed)

22/01/2006

Odawas – The Aether Eater

Le voyage, commencé dans une tribu de la région des Grands Lacs qui avait donné son nom au groupe, avait débuté sous les murmures des cloches psychédéliques, telle une messe du dimanche matin où la Bible serait le Pink Floyd de 1967 (The Astronaut). Le rythme s’accélérant, les guitares sixties louvoyaient dans un trip venteux et synthétique dont on regrettait qu’il ne fasse que deux bonnes minutes (If It Smells Like A Rain Cloud). Un interlude à la Panda Bear plus tard (Benjamin), nous ne quittions pas les ambiances hallucinogènes et nous croyions nous replonger dans un délire psychotique. Hélas, The Golden Fog voguait trois trips en retard sur l’incroyable Banshee Beat des géniaux Animal Collective, tant les harmonies semblaient pauvres en comparaison. Bonne âme, Art Garfunkel venait à la rescousse sur The Unnamed Sphink, qui semblait inaugurer un genre nouveau, que nous pourrions qualifier sans trop nous tromper de space country. De passage dans un vidéo club, le groupe américain, hésitant entre In The Mood For Love et Twin Peaks, se décida à ne pas décider et mixa les deux pour un résultat aux franges de l’inquiétude et de l’obscurité (Ant Man Messiah Elijah), ce qui réveilla des orgues un brin trop ostentatoires et démonstratifs sur l’insondable Kids. La nuit devenait crépusculaire et des ombres effrayantes, sorties d’un Full Metal Jacket sous LSD, nous rappelaient notre pauvre état de mortel. Hélas, le chemin de la guérison devait passer par un solo de saxophone ridicule et bancal (Song Of Temptations) alors qu’un OVNI, balançant entre grandiloquence et jaunisse, nous prouvait qu’en quelques secondes, Odawas était capable de passer du génie au traumatisme. Et si globalement, le groupe ne parvenait pas toujours à gérer la démesure de son propos, nous savions que nous ne nous gâcherions pas la journée en profitant des nombreux bons moments d’un disque à l’inaboutissement prometteur.

 

Deux mp3 : Odawas Benjamin

Odawas The Unnamed Sphinx

Un disque à paraître : Odawas The Aether Eater (Jagjaguwar)

12:16 Écrit par Fab | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : odawas, jagjaguwar, mp3, pop, critique |  Facebook |