04/03/2006

Christian Kjellvander – Faya

Un disque d’americana en provenance de Scandinavie, ce n’est plus une surprise pour personne et le deuxième album du Suédois Christian Kjellvander a un gros défaut, il pourrait ne surprendre personne lui non plus. Après tout, ce n’est pas donné à tout le monde de se frotter à des gens de la trempe de son compatriote Nicolaï Dunger (en dépit d’un dernier disque faiblard) et du plus grand d’entre eux, j’ai nommé Bonnie Prince Billy. Et pourtant… Tout commençait hélas bien mal et les trois premiers morceaux ne faisant que confirmer nos craintes (aisance mélodique en berne, arrangements en pilote automatique). C’est dès lors avec une relative bonne surprise que Juanita, ballade lente et hypnotique, finit par se laisser glisser dans notre oreille, qui en a pourtant entendu d’autres et c’est peu dire. Et la glace une fois rompue (normal en cet hiver suédois), c’est avec une certaine admiration que nous retrouvions le contemporain de Thomas Dybdahl sur les terres de Will Oldham et Townes Van Zandt, après tout il n’a pas passé une partie de son enfance aux States pour rien (Chose The City). Les cordes déchirantes et superbes de Dreadful (isn’t it) passées telles une flèche en plein cœur de la cible, nous zappions avec angoisse et énervement sur le coldplayien Foreigner Rain (ah ce maudit piano dégoulinant de bons sentiments) pour nous laisser bercer par la voix inquiète de Nina Persson (The Cardigans) qui prouve, si besoin était, qu’elle est bel et bien une grande chanteuse sur le duo Roaring 40’s. Les trois premiers titres passés, un bon disque finalement.

 

Un disque : Christian Kjellvander – Faya (Startracks / V2)

15:39 Écrit par Fab | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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