30/08/2006

M. Ward – Post-War

Le fabuleux Transistor Radio connaît enfin le nom de son successeur. De sortie ces jours-ci, Post-War, quatrième album studio du grand M. Ward, promet beaucoup, à en juger des deux extraits écoutables en ces pages.

 

Deux mp3 M. Ward Magic Trick

M. Ward Poison Cup

Un disque : M. Ward – Post-War (Merge Records)

29/08/2006

Number 1, I Love You – Mon Petit Choux

A l’heure où les ados de Our Brother The Native retiennent les plus énervants tics des CocoRosie sur leur premier sortie Tooth And Claws (Fat Cat), le sextet de Rhode Island Number 1, I Love You parvient à retirer toute la substantielle moelle des sœurs Cassidy pour mieux faire ressurgir l’émotion des fantastiques Espers en randonnée avec Vetiver. Et dire que leur EP Mon Petit Choux ne coûte que six dollars sur CD Baby. Faute d’orthographe comprise.

 

En écoute sur MySpace

Deux mp3 Number 1, I Love You Kissalil'bit

Number 1, I Love You There's No Room For Light

Un EP : Number 1, I Love You – Mon Petit Choux (Hot Rod Porta Records)

28/08/2006

Ike Yard – 1980-82 Collected

Fondé en 1979, le groupe new-yorkais Ike Yard tire son nom du magasin de disques d’Orange Mécanique. Très sombre, d’un romantisme hiératique qui annonce le gothique le plus morbide, la musique du trio regroupé autour du chanteur Stuart Argabright évoque invariablement des Joy Division, Suicide, Can et Neu! de très méchante humeur.

 

Vingt-quatre après la dernière sortie du groupe, le label Acute Records édite une compilation des seuls deux albums jamais enregistrés par ces très peu joyeux drilles (Night After Night sur le label belge Les Disques du Crépuscule – 1981 – et A Second A Fact sur Factory America – 1981). Une redécouverte majeure.

 

Trois mp3 en streaming sur Mp3it

Un disque : Ike Yard – 1980-82 Collected (Acute Records)

26/08/2006

Melancholia, passionnément musical

Ces pages ont déjà évoqué le sort musical des Lisa Germano, M. Ward, Flowers From The Man Who Shot Your Cousin, Woven Hand et consorts, le nouveau skynetblog musical Melancholia remet le couvert et avec quel talent. Une nouvelle lecture essentielle de la blogosphère.

 

Illustration : La Mélancolie d’Albrecht Dürer

22:21 Écrit par Fab dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/08/2006

Amélie – From The Burning Tree To The Monster Mountain

Un des coups de cœur de l’été, Amélie est une jeune Lilloise de 23 ans un temps exilée à Bordeaux où elle a sévi dans le giron de ses camarades de Calc. Produite par Jon Smith, l’homme aux manettes de Calc, Aerôflôt et Deborah, Amélie a l’extrême et trop rare chic de composer des comptines mélodiques que le mot touchant ne parvient même pas à décrire, tant son univers familier et sensoriel nous procure des frissons que seule l’immense Cat Power parvient à nous prodiguer, album après album (rappel hygiénique, The Greatest est toujours l’album de l’année, loin devant la concurrence). Qui entendra la fragile tendresse de Forgotten Christmas Gift ou de Monsters" noiera son âme dans une fraternité contagieuse où Shannon Wright, CocoRosie et Julie Doiron jouent les gardes-chiourmes. Une question me taraude néanmoins : pourrons-nous attendre mars 2007 et le premier opus longue durée de la demoiselle ?

 

Un EP : Amélie – From The Burning Tree To The Monster Mountain (Boxson)

En concert Chez Mouss! (Place Morichar - 1060 Bruxelles) le 13 septembre

24/08/2006

Petra Jean Phillipson – Notes On: Love

La chronique tardive d'un très bon disque sorti fin 2005, dans une indifférence coupable.

 

Une belle jeune femme, mystérieuse et sensuelle, orne la pochette de Notes On: Love, c’est Petra Jean Phillipson herself en couverture de son premier opus. Ne vous fiez pas à l’obscurité ravageuse de ce (bel) objet, nous ne voguons pas ici dans les eaux noirâtres et suicidaires d’Elizabeth Anka Vajagic, ni même dans la tourmente blessée de Thalia Zedek. C’est plutôt du côté du folk mélancolique et néanmoins charmant d’une Edith Frost (voire d’une Joan Baez en séjour club chez James Yorkston) que nous irons chercher nos références tant la même démarche mélodique discrète hante l’esprit hanté des deux chanteuses. Peroxydée en majuscules dans une sollicitude qui évoque épisodiquement la rencontre fortuite entre Howe Gelb et Emilie Simon, la musique de cette artiste déjà trentenaire (soit l’âge auquel l’immense Lisa Germano a sorti son premier album) pèche certes par son manque de force mélodique, pour les hits en boucle sur Radio Nova, on repassera c’est sûr. Néanmoins, les contours ombragés de ses ritournelles discrètes méritent plus qu’une halte précipitée à l’ombre des remparts de la solitude et nous incitent à planter pour longtemps notre tente dans les jardins secrets d’une songwriter de grand talent.

 

Deux mp3 Petra Jean Phillipson One Day

Petra Jean Phillipson Independent Woman

Un disque : Petra Jean Phillipson – Notes On: Love (Grönland)

22/08/2006

Das Bierbeben – Alles Fällt

Il y a deux ans, le tremblement de bière (traduction littérale de Das Bierbeben) proclamait sur son premier album Schlag deinen Fernseher kaputt (bousille ta télé). Le ton n’a pas changé, il est toujours aussi politiquement abscons (Im Kreis) et le duo féminin berlinois de déclamer sur un ton électro-pop à la Ms. John Soda ‘Die Welt ist betäubt / Betäubt und narkotisiert / Erstarrt und paralysiert (le monde est abasourdi/abasourdi et sous narcotiques/engourdi et paralysé). Le ton est donné, entre paroles philosophico-sociales du duo féminin et arrangements très electro-pop teutonne, des mélodies ultra-solides se glissent sans coup férir entre le marteau et l’enclume et, surtout, une fausse légèreté donne des envies de se repasser le disque d’avant en arrière, à moins que ce ne soit l’inverse. Dans un univers où la formule musicale de la formation de Stephanie Böhm croise la cambrure extravertie des Cobra Killer (Bis Die Liebe Nicht Mehr Weh Tut), l’envie de se trémousser prend le dessus, tant la danse des tubes nous entraîne dans une ronde écartelée entre Kreuzberg et Tempelhof. Et puis, peut-on réellement souhaiter du mal à deux si charmantes demoiselles qui nous promettent la vie éternelle ?

 

En écoute sur Juno

En écoute sur LastFM

Un disque : Das Bierbeben – Alles Fällt (Shitkatapult)

21/08/2006

Electrelane – Singles, B-Sides & Live

L’heure étant aux compilations de faces B, singles et autres lives, le quatuor féminin le plus excitant des dix dernières années a décidé lui aussi de s’y mettre. Inutile de dire que tout cela déchire à des kilomètres à la ronde. Allo, The Pipettes, il y a quelqu’un ?

 

En écoute sur Boomkat

Deux mp3 Electrelane More Than This (Bryan Ferry Cover - Live)

Electrelane – I'm On Fire (Bruce Springsteen Cover - Live)

Un disque : Electrelane – Singles, B-Sides & Live (Too Pure)

18:47 Écrit par Fab dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : electrelane, too pure, rock, pop, krautrock, mp3 |  Facebook |

20/08/2006

Maia Hirasawa - The My New Friend EP

Frêle jeune femme mi-suédoise, mi-japonaise, Maia Hirasawa s’est fait découvrir lors de la Fête de la Musique 2006 organisée au Centre Culturel Suédois de Paris. Les preux chevaliers en manque de Regina Spektor s’amouracheront bien vite de ses mélopées pop folk dignes d’un Ron Sexsmith au féminin et en passant, ils regretteront que son premier opus ne soit qu’un EP cinq titres (vendu 9 Euros, port compris). Et se rueront sur Hello Saferide, le groupe que la demoiselle forme avec sa camarade Annika Norlin.

 

En écoute sur MySpace

Trois mp3 Maia Hirasawa Roselin

Maia Hirasawa My New Friend

Maia Hirasawa Say Goodbye

Un EP : Maia Hirasawa – The My New Friend EP (Autoproduction)

18/08/2006

Arthur Russell – Another Thought

Compilation de divers enregistrements réalisés entre 1982 et 1990, Another Thought est la dernière réédition en date de l’œuvre implacable du compositeur – violoncelliste – songwriter Arthur Russell. Hallucinante réincarnation vocale du héros post-déprime Nick Drake, le musicien new-yorkais a abordé les genres les plus hétéroclites, de la world music à la disco leftfield en passant par le songwriting pop folk et les instrumentations genre Lambchop. Découvrez-le sans tarder si ce n’est déjà fait, sa révélation vous fera le plus grand choc de votre fin d’été alanguie.

 

Trois mp3 Arthur Russell A Little Lost (via Combination Block)

Arthur Russell Instrumentals 1974 Vol. 1 Track 1 (via Silence Is A Rhythm Too)

Arthur Russell Me For Real (via La Blogothèque)

Un disque : Arthur Russell – Another Thought (Orange Mountain Music)