28/02/2007

Max Mohr – Trickmixer’s Revenge

trickmixerNon, James Holden n’aime pas Berlin, sa techno minimale, sa scène underground. Toujours de bon conseil, l’agence de voyages RifRaf lui suggère dès lors un mini trip à Cologne, lieu de résidence du producteur allemand Max Mohr, révélation tardive de la scène techno - pas trop - minimale (né à Francfort en 1962, il a attendu 2000 pour sortir son premier album). Deux disques plus tard, l’ami Max – en disciple inspiré de Laurent Garnier – trouve le bon chic d’empiéter sur les plates-bandes respectées d’une electro psychédélique, et nous de ne pouvoir résister plus de trente secondes à la transe tribale de Diamanten. Le sillon creusé, le quadragénaire teuton remet le couvert, nous sommes conquis, nous sommes comblés et c’est même à se fendre la gueule de bonheur (Assonja Swynja). A l’intérieur d’un disque où ne manque pas l’émotion perlée (Spellbound), c’est rare dans le genre, Max Mohr absous les Daft Punk en les présentant à Centrozoon (Lucky Go Wild) et n’oublie d’envoyer la fabuleuse Miss Yetti en stage chez Giorgio Moroder. Avant de finit en beauté sur l’étrange et magnifique In The Woods, improbable rencontre ambient où la basse de Peter Principle (Tuxedomoon) s’incruste pernicieusement chez Svarte Greiner. La classe.

 

Un disque : Max Mohr – Trickmixer’s Revenge (Playhouse)

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