09/04/2007

Rhâââ Lovely Festival : Milenasong / K-Branding / Bracken

afficherlfLe Rhâââ Lovely Festival 2007, chronique d’une journée que neuf heures de musique(s) foutraques auront bien remplies. Jugez plutôt.

 

J’avais placé de grands espoirs en la Berlinoise Milenasong, tant le folktronica de son album Seven Sisters (Monika Enterprise) avait séduit plus d’un habitué de Matt Elliott. En concert, bardaf, c’est l’embardée, la demoiselle balance tous les ingrédients au beau milieu de la table, à charge pour le malheureux auditeur de recoller les morceaux. Quelques séances de répét’, il paraît que ça aide à faire de la bonne musique. Avis donc à Milena, elle est la seule vraie déception du jour.

 

Remplaçants au pied levé des post rockeurs de Yndi Halda, égarés dans la campagne namuroise, les Bruxellois de K-Branding ont eu la gentillesse d’avancer d’une heure un set prévu pour l’autre scène. Qu’à cela ne tienne, la folie punk jazz du trio sax-guitare-batterie a remballé les sarcasmes du chroniqueur blasé que je peux être. Ce n’était pourtant pas gagné d’avance. Passé le (chouette) premier tiers, je commençais à redouter le bon vieux 0-0 des familles un soir de janvier par -3°C, il n’en a heureusement rien été. Ces dix (longues) minutes de flottement passées, la seconde période m’a redonné le mors aux dents et le poing rageur, je gueulais des insanités lubriques dans l’oreille accueillante de mon voisin, qui les reprenait de plus belle. We want more, they said.

 

Side project de Chris Adams, le charismatique leader de Hood, Bracken fut étonnamment fertile en émotions roots. Complexe et imagée, la musique du trio anglais virevoltait entre intensité dramatique postrocktronica et dance floor working class, tel un croisement subtil entre I Am Kloot, Mogwai et Morr Music. Kinda magic.

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