18/06/2007

Christina Rosenvinge – Continental 62

crLe nom trahit l’origine – danoise – pas la nationalité, espagnole. Ni les méandres langoureux, sans excès de sentimentalisme aucun, du songwriting de Christina Rosenvinge, loin d’une jeune première (elle est née en 1964) et pourtant si méconnue. Parfois en Hanne Hukkelberg, dont elle ne partage pas les racines scandinaves par hasard, apprivoisée au son de Tori Amos (Continental 62), l’amie de Lee Ranaldo (au chant sur deux duos) et Steve Shelley (batteur sur tout l’album) entraîne le rock des nineties (White Hole) dans une plénitude dont Hope Sandoval se ferait le meilleur des échos (Window). Dans des mélopées, longues en bouches comme elles sont discrètes, dont le mot spectaculaire est banni à tout jamais, l‘approche tantôt jazzy (version Amor Belhom Duo), tantôt pop (voire rock) de la compagne de l’écrivain Ray Loriga épouse les courbes nocturnes d’une Rickie Lee Jones tardive (Helicopter Song), et pousse dans le dernier des ralentis la bossa de ¿Quien Me Querra?, premier des trois titres chantés en espagnol. Les sceptiques crieront à l’absence de prise de risque, nous les renverrons à l’acidité nerveuse de Tok Tok, en oubliant au passage une fin d’album plus anecdotique. Fascinante et maîtrisée, la diversité stylistique de Christina Rosenvinge mérite tous nos suffrages.

 

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Un mp3 Christina Rosenvinge – A Liar To Love

Un disque : Christina RosenvingeContinental 62 (Smells Like Records)

22:55 Écrit par Fab dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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