30/07/2007

Skeletons And The Kings Of All Cities – Lucas

skeletons-lucasLes plus fervents lecteurs de RifRaf se souviennent peut-être des collages entre Phoenix et Animal Collective de Git, le précédent album des Skeletons (& The Girl-Faced Boys). Pour ma part, de très vagues réminiscences me rappellent que ce disque est passé par la case platine, sans trouver guère d’écho dans une mémoire mise à mal par les autrement géniaux Terrestrial Tones et First Nation. Le cru 2006/7 de Matt Mehlan, sous le patronyme des Skeletons And The Kings Of All Cities, s’avère heureusement bien plus prometteur. Toujours aussi foutraque, sa musique mêle avec davantage d’harmonie des influences toujours aussi sensibles à la rose des vents. De l’avant pop new-yorkaise à la rumba africaine (What They Said), des percussions latinos aux Talking Heads (Fake Tits), du free jazz Hall/Ranaldo/Hooker à (encore) Animal Collective en passant par l’intro du Brayter Layter de Nick Drake ou la musique dite dégénérée des années vingt-trente, je pourrais continuer, pratiquement à l’infini, de lister les plus inattendus ingrédients d’une musique qui ne manque ni de piment, ni d’idées. Face à une telle bouillabaisse, bien sûr, le temps d’incubation de l’album dépendra de la capacité d’absorption de ces multiples saveurs. Une chose est déjà acquise, au-delà de la huitième écoute, le risque d’addiction (plus que de lassitude) est bien réel.

  

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Un mp3 : Skeletons And The Kings Of All Cities - What They Said

Un disque : Skeletons And The Kings Of All Cities – Lucas (Ghostly International)

28/07/2007

Crescent – Little Waves

littlewavesLe rituel est immuable, chaque fin juillet, les rédacteurs de RifRaf sont conviés en la chaumière molenbeekoise du rédac’ chef Fabrice Delmeire, histoire de prendre possession des disques de la rentrée. Au programme, entre canettes de bière, tequila et autres substances prohibées, l’écoute de multiples disques, des plus infâmes (le nouveau Smashing Pumpkins, ce genre) aux plus recommandables. De la dernière catégorie se détache, en toute impunité, le Little Waves des Bristoliens de Crescent (dont certains membres vogu(ai)ent aussi du côté de Movietone et de Flying Saucer Attack). Ecoute tout simplement indispensable.

 

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Un mp3 : Crescent – Little Waves

Un disque : Crescent Little Waves (Fat Cat)

00:44 Écrit par Fab dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mp3, preview, crescent, fat cat, folk, pop |  Facebook |

27/07/2007

Gravenhurst, Gravenhurst, Gravenhurst

434394535_lTwo days ago, je vous parlais de Nick Drake, nous n’y reviendrons plus. Sauf qu'un autre Nick (Talbot), fils spirituel de qui vous savez et âme de Gravenhurst, est de retour, le 7’’ Trust annonçant l’album The Western Lands. Et ça, c’est un véritable événement.

 

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Un mp3 : Gravenhurst – Trust

Un 7’’ : GravenhurstTrust

Un disque : GravenhurstThe Western Lands (Warp)

24/07/2007

Tarwater – Family Tree

tarwater-spider_smileQuand on vous demandera « Tarwater, c’est quel genre ? », vous n’aurez plus aucun scrupule à répondre « electro pop, mon cher ». La suite sur Octopus.

 

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Un mp3 : Tarwater – When Love Was The Law In Los Angeles

Un disque : Tarwater – Family Tree (Morr Music)

Nick Drake – Family Tree

nickdrakefamilytreeJe les entends déjà d’ici, les grincheux de tout poil, quand ils discuteront de la compilation Family Tree de l’incomparable Nick Drake, composée d’enregistrements home-made antérieurs au premier album Five Leaves Left. Et gnagnagna le son est trop sale (et alors ?), et gnignigni il y a des reprises de Bob Dylan et de standards du blues (il y en a qui préfèrerait Nick Drake Covers Les Chaussettes Noires ?), et gnougnougnou pleins de titres étaient déjà sur le bootleg Tanworth-in-Arden 1967/68 (et ceux qui ne l’ont pas, ils se pendent ?). Bande de nuls, vous ne comprendrez jamais rien au génie lunaire du SEUL roi de la (pop) folk anglaise (avec Bert Jansch). 

 

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Quatre mp3 : Nick Drake – They’re Leaving Me Behind

Nick Drake – Black Mountain Blues

Nick Drake – Blues Run The Game

Nick Drake – Cocaine Blues

Un disque : Nick Drake – Family Tree (Island)

22/07/2007

Mariee Sioux – Buried In Teeth / Two Tongues At One Time

marieesioux7inchUne chanteuse folk, amérindienne, avec un Marie(e) pour (pré)nom, ça ne vous rappelle rien ? Buffy Sainte-Marie, dites-vous ? Oui, et la comparaison ne s’arrête pas là. Certes, la jeune Mariee Sioux (Sobonya) ne fait pas dans la vague contestatrice de sa glorieuse aînée canadienne, elle s’illustre plutôt - et brillamment – dans des thèmes proches de la nature et des grands espaces. Touchantes au plus profond de l’immense humanité qui s’en dégage, ces deux grandes chansons agrègent des frissons ardents, dont l’intensité va croissant au fil des écoutes. Ne reste plus qu’à attendre le premier album de la demoiselle, en toute fébrilité…

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Un mp3 : Mariee Sioux – Two Tongues At One Time

Un 7’’ : Mariee Sioux – Buried In Teeth / Two Tongues At One Time (Grass Roots Record Company)

21/07/2007

Asobi Seksu – Citrus

asobi-seksu-citrusQuand dans quelques dizaines d’années, nos petits-enfants tomberont sur la collection de disques de leur aïeul, ils se rendront compte qu’à une lointaine époque, la musique ne s’écoutait pas que sur des puces implantées dans l’oreille, ou ailleurs. Par chance, leurs fouilles les mèneront sur la trace d’un étrange boîtier orange fluo, le second album des Asobi Seksu (‘sexe enjoué’ dans l’idiome natal de la chanteuse Yuki), combo de Brooklyn pétri de shoegazing toutes cordes dehors et d’évidentes chansons pop. Leur univers, épris de l’acidité de Lush, aspire les mélodies que Stuart Murdoch aurait pu écrire s’il avait été membre des Cocteau Twins. Quinze années s’étant écoulées depuis l’avènement définitif de My Bloody Valentine au firmament du genre, les Asobi Seksu ont pris le temps d’assimiler les marottes de l’automne-hiver 91-92, quitte à mettre au placard des souvenirs les plus fous les invraisemblables expérimentations du Loveless des géniaux Irlandais. Bien sûr, le sens de la démarche fait penser à l’honorable album éponyme des Serena Maneesh, pour un résultat cependant bien supérieur, fait de morceaux complètement recommandables. Une madeleine, quelqu’un ?

 

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Deux mp3: Asobi Seksu – New Years

Asobi Seksu – Thursday

Un disque : Asobi Seksu Citrus (One Little Indian)

Hans Fjellestad – Snails R Sexy

HansFjellestadSnailsAuteur du fameux documentaire Moog, consacré au fabriquant de synthés éponyme, le Californien Hans Fjellestad dévergonde le mythique instrument à la lumière crue du vingt et unième siècle, en une abstraction à la fois exigeante et chaleureuse. Les escargots sont sexy, indeed.

 

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Un disque : Hans Fjellestad Snails R Sexy (Accretions)

18/07/2007

Montag – Going Places

montag_goingplacesRéussir un disque estival qui résistera aux premiers frimats de l’automne, ce n’est pas donné à tout le monde, Montag l’a fait. La suite sur Octopus.

 

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Deux mp3: Montag – Best Boy Electric

Montag – Going Places

Un disque : Montag Going Places (Carpark Records)

17/07/2007

Tara Angell, si tu lis ce message...

taraangellparisCertains disques bouleversent une existence, Come Down de la New Yorkaise Tara Angell fait partie du lot. Alors si une bonne âme pouvait lui rappeler que j’attends toujours la suite de son unique album à ce jour, je lui en serais éternellement reconnaissant. Parce que trois ans, ça commence vraiment à faire très long.

 

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Un mp3: Tara Angell – Untrue

Un disque : Tara Angell Come Down (RykoDisc)