06/11/2007

Devendra Banhart – Smokey Rolls Down Thunder Canyon

Tu me l’avais pourtant dit que le nouveau Devendra Banhart – son septième, oui déjà – commençait bien, je t’avais répondu que il me Devendra Banhart – Smokey Rolls Down Thunder Canyondonnait des envies de Nescafé. Pas fâchée pour un espresso, tu m’avais rétorqué que le ténébreux barde vénézuélo-américain rendait hommage à ses racines latino, ta remarque avait glissé sur la carapace d’une indifférence bétonnée à coups de gugusses andins en poncho rue Neuve. Déjà, ton enthousiasme nourri aux gouleyantes mamelles Niño Rojo et Rejoicing in the Hands avait pris un coup sur la tête, tu n’en avais pas fini de bailler d’un ennui que tu n’avais plus connu aussi féroce que le dernier Damien Rice. Bien sûr, tes multiples tentatives de rabibochage te forçaient à croire en l’évanescente poésie du chef de file de la vague freak folk, ça ne faisait que confirmer ma propension à pointer un doigt accusateur sur un manque (ou un excès) d’imagination rompu par de trop rares exceptions (Shabop Shalom). Quand la posture néo-hippie céda le pas à la tentation pop (Tonada Yanomamanista), nous entrevîmes une tentative de réconciliation illusoire, elle ne dépassa guère le stade d’une déconnade soul à mille lieues de Sharon Jones et Nicole Willis, m’avouas-tu à demi-attristée (Saved). Quand vint le temps de cet interminable solo de guitare prog, je te soufflais à l’oreille le nom de Devendra Barnum et d’un clin d’œil complice, tu repris ta route.

 

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Un disque : Devendra Banhart Smokey Rolls Down Thunder Canyon (XL Recordings)

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