16/11/2007

PJ Harvey - White Chalk

pj_harvey_white_chalkUne fois n’est pas coutume, la présente chronique se veut autant musicale que cinématographique. Tel un écho du très dur et bouleversant (le mot sonne comme un goût d’euphémisme) 4 Mois, 3 Semaines, 2 Jours, Palme d’Or du dernier Festival de Cannes, le dernier effort de Polly Jean Harvey – entièrement acoustique, avec le piano en tête d’affiche – nous renvoie le spectre de sa maturité tourmentée. Saisissants de parallélisme, les deux univers (le film et le disque) écorchent en mineur leurs premiers instants (de cinéma) et leurs premières écoutes (de musique). Jetant un même sel sur des blessures qu’on imagine volontiers assassines, les deux œuvres déversent leurs torrents d’intenses émotions, où deux parcours du combattant s’observent pour mieux se tendre la main. Tel le sublime Dear Darkness, bande-son idéale d’une scène où les deux héroïnes – le mot est horrible – règleraient son compte à un putain de monde trop grand, et trop injuste, pour elles, les onze titres de White Chalk brûlent ainsi de leur écho enfoui les remords incertains d’une vie passée entre deux chaises. Grand écran ou chaîne hi-fi, la sincérité des uns (le réalisateur roumain Cristian Mungiu) et des autres (PJ Harvey, accompagnée du fidèle John Parish) renvoie définitivement dans un enfer au goût de guimauve pseudo rock toutes les Mademoiselle K du monde.

 

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Un mp3 (via chezlubacov): PJ Harvey – When Under Ether

Un disque : PJ HarveyWhite Chalk (Island / Universal)

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