15/02/2008

Rufus Wainwright – Rufus Does Judy At Carnegie Hall

rufus-judyLe 23 avril 1961, la grande Judy Garland (qui ne connaît le film ‘A Star Is Born’ ?) donna au Carnegie Hall un légendaire concert, que le magazine Variety n’hésite pas à qualifier de ‘Greatest Night In Show Business History’, et dont fut tiré un album vainqueur de cinq Grammy Awards, dont celui de la meilleure interprète féminine de l’année. Véritable icône de la communauté gay américaine, la performeuse new-yorkaise ne pouvait compter que sur le génie Rufus Wainwright pour ressusciter un spectacle dont la bande-son continue, plus que jamais, de se vendre dans les magasins spécialisés. C’est peu de dire que le petit-fils de Martha et Loudon Wainwright II – présents à l’époque dans le public, le livret en témoigne – réussit dans son réappropriation toute personnelle de la magie de l’événement, bien au-delà de tout hommage passéiste convenu. Bien sûr, pour chipoter, nous pourrions arguer que la voix de Rufus manque parfois de souplesse ou d’élégance, ce serait lui faire un bien mauvais procès que de s’arrêter à ce genre de détails pour vieux grincheux nostalgiques de Maurice Chevalier. D’une formidable énergie, puisée dans la plus grande tradition du music-hall américain (rappelons-nous Shirley Bassey lorsqu’elle était accompagnée d’un orchestre), les musiciens emmenés par Stephen Oremus (un grand nom à Broadway) entraînent de leur diabolique précision un Rufus Wainwright qui en redemande tant et plus (et nous aussi). Que ce soit dans les moments les plus recueillis ou les plus entraînants, c’est toute la magie d’une époque que nous retrouvons et, dans sa version ancienne comme actuelle, elle n’a pas vieilli d’un pouce.

 

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Un disque : Rufus Wainwright Rufus Does Judy At Carnegie Hall (Geffen)

 

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