27/03/2008

Ilya Monosov, de Leonard à Vladimir

ilyamonosovUne voix caverneuse, surgie des ténèbres dont le grand Leonard Cohen s’était servi pour composer Songs Of Love And Hate, c’est au premier abord ce qu’on retient du musicien de San Diego Ilya Monosov. Ce serait toutefois bien trop réducteur, pour le génial songwriter comme pour le nouveau venu aux racines russes – c’est que le barde populaire Vladimir Vissotski n’est pas loin – de se limiter à cette comparaison tant l’univers de cet ami de Marissa Nadler (qu’il fréquente au sein du projet folk Mountain Home) est épris de multiples belles choses. Un spoken word (sur)prenant d’âcreté perfide, des épanchements slaves entre vodka et mélancolie, des souvenirs lointains de Matt Elliott en ses plus intimes atours, sans même parler de l’incontournable Greg ‘Espers’ Weeks et son label Language of Stone.

 

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Un disque  : Ilya Monosov – 7 Lucky Plays, Or How To Fix Songs For A Broken Heart (Language of Stone / Drag City)

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