04/04/2008

White Hinterland – Phylactery Factory

whitehinterland-phylacteryfactoryAvis de tempête esthétique majeur sur la planète, voilà que nous arrive White Hinterland, projet aux incontestables mamelles jazz de la jeune (22 ans) songwriter américaine Casey Dienel, déjà auteur en 2006 d’un premier album sous son propre nom. Dorénavant rebaptisée White Hinterland, la demoiselle au somptueux chat blanc possède un songwriting de très haute tenue mélodique, qui l’empêche – quel bonheur ! – de tomber dans les assommants excès middle of the road de la soporifique Norah Jones. Marquée du sceau de l’inquiétude tout en étant bercée d’une âcre douceur, l’usine à phylactères de Dienel est en outre illustrée d’arrangements d’une discrète beauté dont sont exclus tout maniérisme et toute joliesse, hormis peut-être sur le solo de piano de Hometown Hooray. Intemporelle – ce qui la fait rimer avec belle – sa musique, aux incontestables accents d’une pop américaine telle que Joni Mitchell pouvait la concevoir, ne néglige ni les lignes de basse aux contours de post punk en sourdine (Lindberghs+Metal Birds), ni les tournures vocales à mi-chemin entre la Leslie Feist des débuts et l’éternelle Julie Doiron. Largement de quoi satisfaire un potentiel d’écoutes qui tiendra le long terme.

 

En écoute sur MySpace

Deux mp3 : White Hinterland – Dreaming of the Plum Trees

White Hinterland – Lindberghs + Metal Hearts

Un disque : White HinterlandPhylactery Factory (Dead Oceans / Secretly Canadian)

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