18/04/2008

Alpha – The Sky Is Mine

alpha-theskyismineEst-ce une bonne ou une mauvaise nouvelle, le trip hop annonce son grand retour dix ans après ses plus fameux moments de gloire. Après le nouveau Portishead, descendu en flammes dans le Wire d'avril, place au premier véritable album chanté d'Alpha depuis le mésestimé Stargazing de 2003. Désormais en configuration duettiste depuis le départ du bassiste Andy Jenks (il n'apparaît plus que sur un seul titre), les Britanniques un jour premières signatures du label Melankolic des Massive Attack sortent aujourd'hui leurs productions sur leur label maison Don't Touch. Au milieu de tous ces bouleversements bien peu en rapport avec la musique, les recettes demeurent invariables, ou presque. En premier lieu, il y a la voix – magnifique et troublante – de Wendy Stubbs, sœur d'épopée de Beth Gibbons avec qui elle partage ce sens de l'envolée brumeuse, notamment sur le magnifique Stargazing en ouverture. Jamais effrayé par un trop plein d'affectation lyrique (ah, ces cordes!), le complice Corin Dingley (cosignataire avec Stubbs des morceaux) se perd par moments dans des arrangements à faire passer Scott Walker pour un minimaliste dépressif, ce qui n'enlève rien à leur beauté. Débordant d'idées, le duo bristolien est toujours maître dans l'écriture de grandes chansons (Push, et sa géniale partie de piano), qu'elles soient parfumées d'un jazz revisité par Burt Bacharach (May et sa trompette clopin-clopant sur une orchestration très classe) ou d'une pop héritée de Massive Attack (For The Wages). Le second disque composé de bonus et de remixes est, par contre, parfaitement dispensable. 

 

En écoute sur MySpace

Un disque : Alpha – The Sky Is Mine (Don't Touch Recordings)

 

En clip : Alpha – For The Wages

 

 

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