31/05/2008

Lukas Simonis & Takayuki Kawabata – NEWS

simoniskawabata-newsA l’écoute de NEWS, collaboration du compositeur néerlandais Lukas Simonis et du poète Takayuki Kawabata, ce sont des fantasmes musicaux de musique concrète européenne – Pierre Bastien, pour ne pas le citer, d’electronica nipponne – Tujiko Noriko, par exemple, et bien sûr de Luciano Berio qui surgissent à l’horizon. Sans oublier la violoncelliste Kumi Kondo, à l’origine des pièces pour violoncelle et voix, destinées à l’origine pour son examen au Conservatoire de Rotterdam en 2004 et présentes sur un disque absolument unique en son genre.

 

Le regard de Jean-Claude Gevrey sur Octopus

En écoute sur CD Baby

Un mp3 : Lukas Simonis & Takayuki Kawabata – News

Un disque : Lukas Simonis & Takayuki Kawabata NEWS (Z6 Records)

30/05/2008

Sian Alice Group – 59.59

sianalicegroup-5959Voix féminine du genre haut perché, la Sian de ce groupe anglais répond au doux nom de Sian Ahearn, pour un timbre aux horizons voilés tels que déjà dépeints par Wendy Stubbs (Alpha). Douce aussi est la musique de l'introductif As The Morning Light, et ses arpèges de guitare rêveurs d'un frais matin de printemps. Par contraste, rude est la transition vers Way Down To Heaven, ses accords plaqués en mémoire du Velvet (non, pas celui du Revolver) et ses nuages chargés d'inquiétude quasi-sixteenhorsepowerienne. Lento dans bien des cas, la musique des deux multi-instrumentistes Ben Crook et Rupert Clervaux fait bien sûr songer à la mansuétude désincarnée de Low, revisitée par Elizabeth Frazer (Cocteau Twins) dans un manoir fantôme aux spectres louangeurs et aux divinités fugaces. C'est que profondément avare en optimisme; '59.59' tangue tout au long de sa durée – que vous aurez devinée – d'étirements phobiques d'une clarté grisonnante prise au piège d'une nature en plein réveil à l'écoute d'un piano sous hypnose Shannon Wright (Days of Grace III), tout en ressassant des références indispensables comme elles sont voyantes.

 

En écoute sur MySpace

Un mp3: Sian Alice Group – Way Down To Heaven

Un disque : Sian Alice Group – 59.59 (The Social Registry / Secretly Canadian)

 

En clip : Sian Alice Group – Way Down To Heaven (Live at TSR Festival)

 

Wire, five years later

wire-object47Un récent concert au Stuk l'a prouvé avec un aplomb qu'on peut qualifier de certain, les vétérans de Wire sont toujours en pleine forme. De retour pour un onzième album, forcément attendu, les ex-post punks de Colin Newman déroulent en toute quiétude pop un premier single (One of Us) d'une surprenante rondeur estivale. Postée au premier rang, la complice de toujours (et compagne) Malka Spigel (Minimal Compact, et partenaire de Newman dans Githead) doit sans doute partager cet avis. Subjectif.

 

En écoute sur MySpace

Un mp3 : Wire – One of Us

Un disque : Wire Object 47 (Pink Flag)

 

13:14 Écrit par Fab dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : wire, colin newman, mp3, preview, rock, pop, pink flag |  Facebook |

29/05/2008

Gustav II

gustav-verlassdiestadtUn décès dans la famille d’Eva Jantschitsch (aka Gustav) ayant provoqué l’annulation de son déplacement au Netwerk un soir de 2006, nous ne saurons jamais si le concert de la musicienne viennoise (à l’occasion de la sortie de son inépuisable premier album Rettet die Wale) méritait le détour. Deux bonnes années plus tard, l’artiste autrichienne change de crèmerie (de Mosz à Chicks On Speed) et c’est pour nous intimer l’ordre de quitter la ville. Rendez-vous le 2 juin pour l’escapade campagnarde.

 

En écoute sur Dotshop

Un mp3 : Gustav – Verlass die Stadt

Un disque : GustavVerlass die Stadt (Chicks On Speed)

Les Wooden Shjips montent le Volume (1)

woodenshjips-vol1Quelques mois, le temps de te replonger dans un krautrock psyché à haute teneur salace, t’avaient suffi pour rendre les Wooden Shjips indispensables, à un point tel que tu te demandais comment tu avais pu vivre avant. Et pan!, voilà que tu voyais apparaître du bout de ta souris la compilation Vol. 1, un coup à – presque, n’exagérons rien – rétrograder ton intégrale Electrelane vs. Turzi au rang des pires niaiseries d’une certaine scène belge (qui a dit Montevideo ?). Déboulonneurs du No Neck Blues Band et du Drifting Bears Collective, en avant toute !

 

En écoute sur Dotshop

Un mp3 : Wooden Shjips – Clouds Over Earthquake

Un disque : Wooden Shjips Vol. 1 (Holy Mountain)

 

En clip : Wooden Shjips Dance, California

27/05/2008

Teitur – The Singer

teitur-thesingerAussi surprenant que cala puisse paraître, c’est en ouvrant pour l’ex-staracadémicienne Nolwenn Leroy que le songwriter-songwriter Teitur (prononcez Taïtour) s’est fait un (petit) nom dans l’Hexagone, enregistrant même un duo (Only And One) avec la demoiselle aux splendides yeux bleus. Au départ, rien ne prédestine pourtant le chanteur des îles Féroé à transcender les foules adolescentes, si ce n’est un physique blondinet de jeune premier à faire craquer les plus rêveuses de nos jeunes filles en fleurs. Délicates et empreintes de cette sensibilité nordique qui seyait si bien au premier album de Sondre Lerche (le toujours recommandable Faces Down), les chansons de Teitur Lassen n’ont rien, ou alors si peu, de cette déferlante de guimauve prête à l’emploi que l’on prête généralement aux élevages de batterie industrielle sponsorisée par TF1. Relevée d’arrangements d’une finesse pop éprise de culture anglo-saxonne (Catherine The Waitress, ou comment j’ai présenté Belle & Sebastian à une armée de libellules), sa musique est ponctuée d’une grande propension au lyrisme, qui pourrait même virer à l’affliction si on n’y prenait pas garde (We Still Drink The Same Water). Reste qu’il serait bien sot de bouder un talent scandinave, un de plus diront certains, dont l’univers mi-sérieux mi-grinçant renferme bien des secrets d’alcôve sensuels.

 

En écoute sur MySpace

Un mp3 (via Max Bumps): Teitur – Catherine The Waitress

Un disque : Teitur The Singer (Edel Records)

26/05/2008

Ron Geesin, immanquable et réédité

rongeesin-electrosoundBien plus connu – toutes proportions gardées – pour ses activités d’arrangeur (notamment pour la fameuse Atom Heart Mother (suite)

des Pink Floyd), le musicien britannique Ron Geesin fait aussi partie – et c’est là que l’histoire devient intéressante – de ses fous d’électronique qui ont forgé au cours des sixties et seventies des capsules sonores d’une étrange beauté spatiale, aussi intemporelle que novatrice. Réalisé en 1970, Electrosound (dont le vinyl original vaut une petite fortune) fait partie de ses trésors exhumés par le label Glo Spot Records, à qui nous devons déjà l’essentiel Electrosonic de la grande Delia Derbyshire. Amateurs du BBC Radiophonic Workshop, beware…

 

En écoute sur Boomkat

Deux mp3 : Ron Geesin – Enzymes In Your Ear

Ron Geesin – Duet For Choir And Tunnel

Un disque : Ron Geesin Electrosound (Glo Spot Records)

B R Oad Way – Enter The Automaton

broadway_entertheautomatonQue ce soit en dedans ou en dehors de The John Venture, le hiphoptronica de traviole de B R Oad Way fait encore mouche. La suite sur Octopus, pour un nouveau numéro où plus de 80 chroniques n’attendent plus que votre visite.

 

En écoute sur MySpace

Un disque : B R Oad Way Enter The Automaton (Jarring Effects / We Are Unique Records / 6am Prod)

Meg Baird, Sharron Kraus, Bruxelles, 31 mai

krausbairdschipÇa ne fait pas un pli dans la robe de Josephine Foster, il aurait fallu l'inventer, l'ami Maxime Lê Hung s'il n'avait existé. Sinon, qui aurait songé à inviter en nos terres bruxelloises (mieux, molenbeekoises) la splendide – vous lisez bien, splendide – double affiche Sharron KrausMeg Baird. Soit l’auteur du très récent – lisez touchant – The Fox’s Wedding et la magnifique chanteuse d’Espers. Vous avez dit incontournable ?

 

En écoute sur MySpace (Sharron Kraus)

En écoute sur MySpace (Meg Baird)

Un mp3 : Sharron Kraus – Brigid

Deux disques : Sharron Kraus The Fox’s Wedding (Durtro)

Meg BairdThe Fox’s Wedding (Wichita Recordings)

23/05/2008

The Fall au sommet

Thefall-Quand des bandes de nouilles en short fluo se prennent pour des rock stars (hein BB Brunes, hein The Kooks), des vieux de la veille sortent leur 27ème – oui, vingt-septième album – et ils pètent une forme du feu du diable, un an après le toujours très übersexuel Von Südenfed. Et quand éternel rime avec essentiel, on peut compter sur l’indescriptible Mark E. Smith pour assurer le show. ‘Coz he still rules, baby.

 

En écoute sur Boomkat

Un mp3 : The Fall – Wolf Kidult Man

Un disque : The Fall Imperial Wax Solvent (Sanctuary Records)