28/06/2008

Helena & Masaki, Espers & Ghost

helenaespvallmasakibatohEn cette veille de vacances estivales, la paresse t’avait d’abord guidé sur les pas de Klaus Schulze et Lisa Gerrardfan que tu as toujours été de tout ce qui touchait à Dead Can Dance. Quelques ultra-prévisibles échos myspaciens plus tard, tu avais bien vite abandonné cette infâme soupe new age pour essayeurs de canapé Roche Bobois.

 

Puis vint le moment de cette petite voix, humaine et sensuelle, qui te souffla mot de l’imminence – oh, 22 juillet, pas de panique – de la collaboration Helena Espvall – Masaki Batoh. Oui, la violoncelliste suédoise des indispensables Espers et le guitariste (of course) japonais des torturés Ghost. Pour des chansons folk scandinaves dont la première (en mp3 ci-dessous) promet de beaux lendemains en toute humilité.

 

Un mp3 : Helena Espvall & Masaki Batoh – Uti Var Hage

Un disque à venir : Helena Espvall & Masaki Batoh – s/t (Drag City)

Nicole Atkins – Neptune City

nicoleatkins-neptunecityLe monde de Nicole Atkins se résume à peu de choses, superflues par dessus le marché. Des arrangements très mainstream, à grands coups de cordes (in)dignes du trip hop et de Rufus Wainwright, des musiques spectaculaires qui sentent la patte de Rick Rubin derrière les manettes (après tout, il s’est déjà occupé des désastreuses Vanessa Carlton et Shakira) et surtout, une voix terriblement banale décalquée sur une Martha Wainwright récupérée à grands coups de retour sur investissement par l’industrie (c’est qu’elle a du chien, la petite Nicole, faut pas croire). L’album, tout juste passable pour de la variétoche made in USA, donne surtout envie de retourner du côté des bien plus complexes Melanie (Safka) et Aimee Mann.

 

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Un mp3 (via Cerulean's Love of Music): Nicole Atkins – Carouselle

Un disque : Nicole Atkins Neptune City (Sony BMG)

 

En clip : Nicole Atkins Neptune City

 

Kaori Osawa, du jazz et bien plus

kaoriosawa-aluminiumEt un passage par la Médiathèque de Mons plus tard, tu découvrais le jazz solo de la Japonaise Kaori Osawa. Plongé dans ses boucles pianistiques, tu te souvenais être resté planté, comme hypnotisé par sa virtuosité incandescente et tu te demandais, mais Ô Saint Thelonious (dont ton Well You Needn’t est repris), que fais-tu donc pour que cet Aluminium reste à ce point inconnu ? Dis-moi...

 

Un disque : Kaori Osawa – Aluminium (Leo Records)

22:10 Écrit par Fab dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jazz, preview, kaori osawa, leo records |  Facebook |

26/06/2008

Electric Mop – Pop

electricmop-popAu temps du jazz et des musiques improvisées, Bettina Kee et Emiliano Turi s’appelaient Mop. La prise branchée, les voilà baptisés Electric Mop pour un premier disque en trompe l’oreille à la façon The Honeymoon Killers. La suite sur Octopus.

 

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Un disque : Electric Mop Pop (Chief Inspector)

 

En clip : Electric Mop Jacqueline

 

La rentrée en Fujiya & Miyagi

fujiyaandmiyagiOn n’est pas encore en vacances que déjà, la rentrée discographique s’annonce chaude. Prenez les gars Dave Best et Steve Lewis, plus connus du côté de Recyclart sous le nom de Fujiya & Miyagi. Non contents de nous faire danser depuis 2006 et leur très défoulant Transparent Things, le duo devenu trio en 2005 (le bassiste Matt Hainsby) devenu quatuor en 2008 (le batteur Lee Adams, dixit Wiki) montrera le bout de son électro krautpop dans les bacs dès le 16 septembre. L’arme du crime ? Leur second bébé Lightbulbs, baby. Et en attendant, on remonte le temps en levant la jambe gauche sur Ankle Injuries.

 

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Un mp3 : Fujiya & Miyagi – Ankle Injuries

Un disque à venir : Fujiya & Miyagi – Lightbulbs (Tirk Records)

 

En clip : Fujiya & Miyagi – Collarbone

 

25/06/2008

Nalle, ancestral et moderne

nalle-thesirenswaveLa première écoute de The Sirens Wave est déconcertante, pour le plus fidèle admirateur d'Alasdair Roberts comme pour le plus fervent partisan de Fursaxa. Passée la surprise – acide, la surprise – les méditations psyché folk du trio Nalle de Glasgow (Hanna Tuulikki, Chris Hladowski et Aby Vulliamy) tiennent toutes les promesses amères qui séparent Lau Nau de Joanna Newson, dans une démarche salutaire de résurrection ancestrale ET moderne.

 

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Un disque : Nalle The Sirens Wave (Locust)

24/06/2008

Snorkel, entre dub et jazz

snorkel-glassdarklyL’odeur de poisson – le disque a été enregistré derrière une usine de produits de la mer – n’a heureusement aucune prise sur Glass Darkly, le premier effort du sextuor londonien Snorkel et son dub jazz improvisé de tout haut vol. Barrée d’effets électroniques, gargarisée de rythmes syncopés qui présentent le Dub Trio au Miles Davis des seventies, l’œuvre des musiciens anglais combine sa fronde krautrock à l’unisson d’une totale liberté régénératrice et tentaculaire. Mais si, mon bon monsieur.

 

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Un mp3 : Snorkel – The Conversation (Edit)

Un disque : Snorkel – Glass Darkly (Slowfoot Records)

LePolair – Pâturage

lepolair_paturageAuteur sous le pseudonyme de LePolair d’une musique électronique où les clicks & cuts et l’ambient mélodique ont la part (trop) belle, le Lillois ex-Parisien Pol Desmurs a connu une révélation en forme de MAO (Musique Assistée par Ordinateur) à l’âge de seize ans. A l’écoute de Pâturage, nous aurions envie de lui dire de s’affranchir de ces modèles, tant son disque témoigne d’un goût certain pour les belles choses (The Album Leaf, Benge, Bidibop), pas désagréables certes mais déjà entendues, et pas qu’un peu, en maints autres endroits. A l’écoute de titres comme le très recommandable Born In 84, on se dit que le potentiel est plus que présent.

 

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Un disque : LePolairPâturage (Structure Records)

23/06/2008

Albin de la Simone – Bungalow!

albindelasimone-bungalowOn l’aime bien, l’ami Albin de la Simone, quand il nous raconte de son air goguenard ses histoires de père maladroit, le tout sur un ton poppy qui vous remet le moral à l’endroit pour deux bonnes semaines (Catastrophe). On l’aime bien aussi, quand du haut de son piano, il se moque, toujours plein d’amour pour les gens, des travers attendrissants de ses contemporains, à moins que ce ne soit de lui-même (J’Aime Lire, Sympa). Toujours en pleine échappée franche d’un collier dessiné par Jeanne Cherhal (guère étonnant qu’elle co-signe un titre, le très fendard Vendéen), on aime aussi quand le pianiste de Vanessa Paradis retrouve un certain esprit proche de l’absurdie, dans la grande lignée d’une chanson française pop en héritage du duo Lanzmann / Dutronc. Et si c’était lui, le vrai fils du grand Jacques ?

 

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Un disque : Albin de la Simone – Bungalow! (Cinq7 / Wagram Music)

 

En clip : Albin de la Simone – Catastrophe

20/06/2008

Machinefabriek, Stephen Vitiello, 12K

machinefabriekstephenvitiello-boxmusicRencontre de deux protagonistes essentiels des musiques électroniques contemplatives (ce qui n’exclut ni beauté, ni profondeur), Box Music met en présence le label 12K – rappelons l’essentiel August de Giuseppe Ielasi – et le magnifique sculpteur sonore Rutger Zuyderveldt, mieux connu sous le nom de Machinefabriek. Rejoint ici par l’Américain Stephen Vitiello, un temps collaborateur de la grande Pauline Oliveros et ex-résident du défunt World Trace Center où il enregistra les sons du 91è étage. Une autre époque, un autre siècle.

 

En écoute sur Boomkat

Un mp3 : Machinefabriek + Stephen Vitiello – Chocolate Sprinkles, Tape, Egg Cutter, Rice, Plastic Bag

Un disque : Machinefabriek + Stephen Vitiello – Box Music (12K)