14/07/2008

Elvis’ Ghettoblaster – Love Is A Schizophrenic Hungry Monster

elvisghettoblaster-loveLes mauvaises langues prétendent que le rock belge prend du gras au bide, qu’il s’embourgeoise et que son cœur de cible est désormais plus le quadra acheteur de sicav chez Fortis que des petits djeunes à la frange sauvage et au coup de coude mauvais. A l’écoute du dernier dEUS, difficile de leur donner tort. Heureusement, les quatre Bruxellois d’Elvis’ Ghettoblaster relèvent le flambeau de la gouaille rock et de l’évidence pop de bien belle manière. Complètement délirante par moments (le très rock Doll, empreinte de cette autodérision très noire jaune rouge, la musique de Grégory Joncret et ses potes remue – en version bien sarcastique – bien des clichés de la scène made in Belgium, et c’est pour mieux les détourner. Entre claviers à la Vive La Fête bien défoncés à coups de refrains punkoïdes (Die Ugly Girls Die), électronique de l’ex-Dead Man Ray Daan (Fears) démontée dans un vinaigre pop entre basse à la Breeders et clin d’œil à Tom Barman & co (Bells), le quatuor belge n’oublie pas les mélodies et rend encore plus ridicules les gesticulations pathétiques des BB Brunes et autres Plasticines. Que celui qui n’esquisse pas un large sourire à l’écoute de Dino et de sa bossa démantibulée sur fond de trip hop lève le doigt, il doit consulter d’urgence.

 

En écoute sur MySpace

Un disque : Elvis’ Ghettoblaster Love Is A Schizophrenic Hungry Monster (Autoproduction)

Les commentaires sont fermés.