31/07/2008

Osborne – s/t

osborne-osborneIl a tout pour agacer, le sieur Osborn(e), Todd de son prénom. Il a une belle gueule, il sait piloter un avion et il parle japonais. Comme si ça ne suffisait pas, il nous pond un premier album d’une fraîcheur électronique qui rendrait le moindre synthé plus humain que l’immonde David Guetta (qui lui ferait mieux de la fermer, sa gueule). Bourré de tubes dancefloor complètement imparables (dont le magnifique Downtown, à rendre jaloux Apparat), le disque parvient à rendre complètement modernes des ingrédients pêchés dans les multiples courants des musiques électroniques de ces vingt-cinq dernières années, c’est autant surprenant que réussi. C’est que d’une aisance mélodique déconcertante, le producteur américain se permet le luxe de présenter The Album Leaf à Modeselektor, quand ce n’est pas Ricardo Villalobos qui vient draguer Cobblestone Jazz. Personne n’étant parfait, nous lui pardonnerons l’énorme faute de goût Ruling, sorte de dégueulis frenchie à la Martin Solveig, pour mieux remuer les fesses sur tout ce que la terre compte de rythmes dansants. Et se dire qu’être Todd Osborn, ça doit être cool pour draguer.

 

Un mp3 : Osborne – Outta Sight

Un disque : Osborne – s/t (Spectral Sound / Ghostly International)

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