23.08.2008
Tape – Luminarium
Le précédent album du trio suédois Tape comportait un pur chef d’oeuvre (A Spire) de poésie électro-acoustique entre ciel et lune, quelque part à la croisée des chemins des Midaircondo et Colleen. Successeur de ce Rideau enchanteur (par moments), Luminarium hausse le niveau, de quelques crans. Eclairées d’une lumière aussi pâle que vivifiante, les dix plages résonnent de toute leur subtilité aquiline, jamais prises au piège d’une recherche du beau qui chez bien d’autres, tourne à vide. Tout le mérite en revient aux frangins Andreas et Johan Berthling, toujours accompagnés de Tomas Hallonsten. Adeptes d’un ‘less is more’ on ne peut plus convaincant, les trois Scandinaves ne jouent pas beaucoup de notes (à l’image de l’orgue subtil de Fingers) mais ce sont toujours celles qui comptent. Exempte de tout verbiage, leur musique frise tantôt la perfection minimale, tantôt vogue vers une esthétique pop accomplie et sereine (Reperto). Miraculeux d’équilibre sur le fil ténu qui relie Xela à F.S. Blumm, le monde de Tape n’a pas fini de nous émerveiller.
En écoute sur MySpace
Un mp3 : Tape – Moth Wings
Un disque : Tape – Luminarium (Häpna)
17:59
Écrit par Fab
dans Musique |
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| Tags : electronica, critique, tape, neo-classique, hapna |
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