04/09/2008

Wolfgang Voigt alias Gas (I)

wolfgangvoigtFort de seize – oui, 16 – nouvelles, le RifRaf francophone prend de suite une toute autre dimension. Pour ma part, je suis bombardé responsable de la nouvelle rubrique Love On The Bits, spécialisée dans les musiques électroniques et/ou expérimentales. Autant mettre la sauce pour la première, consacrée à l’immense talent de Wolfgang Voigt, alias Gas, alias patron de Kompakt.

 

Epoque propice aux rééditions – tout le catalogue Dead Can Dance sur 4AD, par exemple – l’été 2008 rend hommage, il est magnifique, à l’immense musicien allemand Wolfgang Voigt. Davantage connu en nos contrées pour son implication dans le label Kompakt, qu’il a co-fondé en compagnie de Michael Mayer et de Jürgen Paape, l’homme de Cologne retrouve – enfin – le rôle que l’histoire de la musique lui attribuera à l‘heure du jugement final. Là, tout en haut.

 

Figure essentielle de la musique électronique moderne, acteur majeur de notre époque caché sous une multitude de pseudonymes (une vingtaine, sans compter les multiples collaborations !), Voigt s’est déguisé dans les années 1990 en Gas (« le résultat d’une crise personnelle » comme il le dit dans le magazine berlinois Mono.Kultur), produisant quatre albums milestones d’une IDM ambient – ou l’inverse – qu’aurait volontiers imaginée un Brian Eno naturalisé allemand. Aujourd’hui réunis en un seul coffret, ces quatre opus trouvent tout naturellement refuge chez Kompakt, douze ans après la parution initiale de l’album éponyme Gas et huit après l’ultime Pop, entrecoupés de la parution de Zauberberg en 1997 et de Königsforest en 1998.

 

A suivre…

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