09/09/2008

Sqaramouche – First Raw

sqaramouche-firstrawLa musique du trio berlinois Sqaramouche est foisonnante dans ses inspirations planétaires. Quand elle ne revisite pas le Sao Paulo de Tom Ze au son de claviers vintage eighties aux tempi saccadés tout en se foutant allègrement des tics de Prodigy (Saucy Rhodenbarr, le très dancefloor White Insidious Milk), elle déglingue le New York d’Ursula Rucker de ses rythmes – faussement – décadents (Cincinatti Phoenix, featuring l’Anglais Colonel Red) et prend une tangente dub qui enterre définitivement le trip hop anglais (Give Some Get Some). Trois minutes d’un mortel ennui plus tard (ce sont bien les seules), c’est le rap du Bronx qui en prend plein la tronche en nous invitant à sucer le singe (Suck The Monkey) en dézinguant à toute berzingue un jazz Casio déjoué par Stevie Wonder. A d’autres instants, c’est la bossa qui passe à la râpe à fromage jazzy, la samba ne se reconnaît plus dans le miroir (Bare Chalet Row), entre mille fricassées désaxées du bulbe. Plus globalement, on se dit que Me Raabenstein (le patron du tout jeune label berlinois Nonine) et ses potes Core et Subsequent ont dû se prendre un sacré pied en la compagnie de tous les invités peuplant ce First Raw aussi irrévérencieux que réussi.

 

En écoute sur le label

Un disque : Sqaramouche First Raw (Nonine)

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