13/09/2008

Prurient – Arrowhead EP

prurient-arrowheadLa légende – bien joli nom pour une simple feuille de presse – prétend qu’un passager d’un vol Milan-Vienne s’est un jour plaint de sifflements aigus dans le système de climatisation de l’avion. L’anecdote est tout à fait plausible, tant les sons produits par le New-Yorkais Prurient – né Dominick Fernow et boss du label Hospital Productions – soumettent à une extrême tension le système auditif de toute personne normalement constituée. Dit crûment, on pourrait penser que l’écoute à volume simplement normal des douze minutes de Sternum constitue une épreuve aux frontières de l’insoutenable, et pourtant. Certes, ces mots pourraient passer pour une épouvantable critique négative, ils ne font que traduire l’incroyable – les mots manquent en pareilles circonstances – fascination que nous avons éprouvée à l’écoute de ces sonorités suraiguës, aux limites de l’(in)audible, qui transpercent les percussions brutales et les cris de torture en arrière-plan. A peine moins démesurées, les quatorze minutes de Ribcage font penser à une aciérie en folie et les quatre minutes du final Lungs évoquent le bruit d’un réacteur capté à trente centimètres. Quant à toi, ami lecteur, habitué que tu es à la radicalité du label Editions Mego, tu ne perds rien pour entendre.

 

En écoute sur Boomkat

Un disque : Prurient Arrowhead EP (Editions Mego)

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