03/11/2008

Christophe Bailleau & Neal Williams – On Soft Mountains We Work Magic

bailleauwilliams-onsoftmountainsMusicien français exilé en terres wallonnes (il habite à Huy), Christophe Bailleau nous a donné à entendre par le passé des paysages sonores au pire intéressants, le plus souvent captivants de retenue fragile. En témoignent les visiteurs de son installation sonore L’Echappée Belle, en collaboration avec Julie Maréchal et Paradise Now et présentée au dernier festival CitySonics, l’électronicien hutois s’érige en disciple inspiré de ses contemporains Mitchell Akiyama et Christian Fennesz (cfr. le troisième morceau Eden), qu’il œuvre en solo ou en duo. Associé le cas présent au chanteur folk américain Neal Williams, illustre inconnu d’un bataillon il est vrai peuplé, Bailleau nous offre plusieurs pièces plutôt introspectives de son propre cru electronica, parmi lesquelles nous retiendrons le très subtil dialogue Emulette entre guitare et laptop, le tout ponctué de field recordings délicatement choisis. De son côté – le disque ressemble plus à une alternance de styles qu’à une réelle conversation – le songwriter américain nous propose une sub-li-me mélodie, hélas trop brève, que Simon & Garfunkel eux-mêmes n’auraient pas reniée (Future Plans), tout en connaissait les classiques d’Elliott Smith (le très triste et beau When Does It Start). Au final, si le contraste des genres n’atteint pas le degré de radicalité folktronica de Tangtype, les dix titres se laissent apprécier à leur juste valeur, perchée bien haut dans les sommets.

 

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Un disque : Christophe Bailleau & Neal Williams On Soft Mountains We Work Magic (Fenêtre Records)

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