17/11/2008

Machinefabriek, collaborateur de l’essentiel (II)

machinefabriekTout aussi fascinant quand son univers lentraîne dans les sphères spatiales de Murcof et les orages humides de Svarte Greiner, le tout récent Onkruid (A Room Forever, 2008) en étant léclatante preuve, lunivers de Machinefabriek saccomode aussi bien de la performance en solo que de la collaboration artistique (avec le Bristolien Matt Davies, en loccurrence). Un exemple, une idée ? Prenez lEP deux titres Cello Recycling / Cello Drowning (Type, 2007). Composé à la base denregistrements dun violoncelle joué par le musicien américain Aaron Martin et augmenté de sons aquatiques captés par ce dernier, lœuvre de ces deux esprits totalement libres se manifeste délicatement dans les craquements ambient, noyant petit à petit les cordes glissées du violoncelle dans une vapeur automnale dune moite ferveur éprise de Norvège (Deaf Center) et dAutriche (Christian Fennesz) en sa première partie Cello Recycling. Encore plus attentiste et gargarisée, la seconde et ultime composition Cello Drowning mêle en une incroyable subtilité thématique les reflux de la splendide installation sonore DOre Et DEspace du compositeur français Denys Vinzant, la quiétude harmonique dun Christophe Bailleau et linquiétude diffuse de Wolfgang Voigt, pour une dizaine de minutes danthologie electronica.

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