20/11/2008

Machinefabriek + Stephen Vitiello – Box Music

machinefabrielstephenvitiello-boxmusicFruit d’une conversation accidentelle par e-mails interposés, Box Music est une œuvre d’un accès complexe, à la mise en bouche patiente et indocile. Les titres des cinq épisodes du disque l’indiquent volontiers, les deux protagonistes néerlandais (Machinefabriek, donc) et américains (l’artiste sonore Stephen Vitiello, collaborateur de la grande Pauline Oliveros) ont basé leur travail sonore, d’une grande précision, sur l’échange de matériaux essentiellement non-musicaux (un 45 tours brisé, du riz, un coupe œufs, des pépites de chocolat, un  piano à pouces aussi), Zuyderveldt commettant les pistes une et trois, Vitiello les tracks deux et quatre, la cinquième étant l’œuvre conjointe des deux artistes. Chose surprenante, le premier des deux travaux du maître de Rotterdam est sans guère d’intérêt, tant l’ambient déclinée dans les onze minutes résonnent d’atmosphères clichées sans guère d’imagination. Les choses s’arrangent bien vite, toutefois, Telle une évocation magistrale de la non moins magistrale Delia Derbyshire, grande dame sans qui la musique électronique de notre époque aurait connu un autre visage, Crackle Box, Thumb Piano de Stephen Vitiello laisse heureusement la vénération au vestiaire et réinvente un langage certes codé mais pleinement original (alors que son second titre fait moins bonne figure). Quand Machinefabriek reprend les commandes, les soucis de démarrage du disque ne sont plus qu’un lointain souvenir, ce que confirment les craquements étoilés de Field Recordings, Rocks, Speakers, odyssée intergalactique où les astéroïdes seraient peuplés d’êtres organiques appelant au secours de Syd Barrett. Vous l’avez compris, ce dernier titre est tout bonnement remarquable.

 

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Un disque : Machinefabriek + Stephen VitielloBox Music (12K)

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