10/12/2008

BiP_HOp, label à haute teneur ajoutée

biphopImprobable satellite solitaire de la Planète Marseille, le label BiP_HOp ravive depuis sa création vers la fin des années 90 la flamme d’une musique électronique – mais pas seulement, tant les influences jazz transpercent son catalogue – le plus souvent subtile, sans être monomaniaque. Pensée non seulement comme maison de disques au sens le plus traditionnel du terme, mais aussi webzine, émission de radio et organisation de concerts et autres soirées, la structure marseillaise propose à intervalles réguliers une série de compilations intitulée BiP_HOp Generation, dont le tout récent neuvième volume vaut bien un retour sur hébergeur, passionnant plus souvent qu’à son tour.

 

Œuvre d’un seul homme, le très dynamique Philippe Petit – par ailleurs maître d’œuvre de Pandemonium Records, membre émérite du projet jazztronica Strings of Consciousness et DJ sous le pseudo de DJ ip@bip-hop.com – la maison BiP_HOp est le fruit d’une série de rencontres accidentelles, nouvelles technologies aidant. En à peine plus de deux ans, là où d’autres époques lui en auraient demandé le triple, le web et ses tentacules ont mis Petit en contact avec la crème de la crème des expérimentateurs électroniciens de la planète (Schneider TM, B. Fleischmann, Mira Calix, Rechenzentrum, Scanner, Taylor Deupree, Murcof), qui se sont empressés de répondre à ses appels, permettant à de jeunes pousses prometteuses de se mesurer à leurs maîtres, dès le premier volume paru début 2001. Sans même parler des albums propres au label, dont le magnifique Eleven Stages of Intervention de Rothko et le tout aussi récent que réussi Hespera de la violoncelliste électrique Bela Emerson.

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