13/12/2008

V/A - BiP_HOp Generation Vol. 9 (I)

biphopgenerationvol9Poursuivant la très bonne habitude de la série, le neuvième volume de la série BiP_Hop Generation met aux prises valeurs confirmées (Kammerflimmer Kollektief, Hauschka) et noms plus insolites, tout étant très relatif dans ce milieu viscéralement attaché à son indépendance artistique. Le disque s’ouvre sur un titre absolument majeur, must absolu de l’année 2008, œuvre du Kollektief de Karlsruhe, où les caresses americana d’une guitare et d’un pedal steel se lovent en une immense subtilité mélodique auprès d’un saxophone jazzissimo, réconforté des murmures vocaux de Heike Aumüller, Tout simplement sublimissime et le remix des Strings of Consciousness n’y est pas étranger ! Davantage inscrit dans une veine free jazz au dynamisme insubmersible, le second titre du KK voit l’affrontement sans pitié d’un saxo déluré et d’une séduisante contrebasse rondelette, et c’est à peine moins prenant.

Moins connus que leurs homologues allemands, le duo anglais Spaceheads visite en toute morgue acidulée les bars jazz louches des tréfonds urbains. D’un regard moqueur mais lucide, la trompette d’Andy Diagram et la batterie de Richard Harrisson dialoguent sur un air de whisky frelaté au fort goût de 9mm refroidi à l’image du cadavre fraîchement abattu, et c’est fondamentalement réussi (Deep Blue Deep). L’ajout d’un troisième larron, le contrebassiste frenchie Vincent Bertholet, ajoute un grain de poivre raffiné comme il est attirant. Plus orienté vers un jazz rock tel qu’on l’avait déjà trouvé sur l’excellent disque The Joint Between des Belges de Babils, le second morceau ‘Urban Bull’ trouve un écho plus relâché, encore qu’un brin de sauvagerie supplémentaire à la 16-17 eût été le bienvenu, mais c’est vraiment pour chicaner.

 

A suivre...

Les commentaires sont fermés.