11/01/2009

Alien Robots Orchestra – s/t

alienrobotsorchestraC’est un véritable ovni glam pop, tendance baroque assumée, que cet originel / original effort du duo franco-anglais Alien Robots Orchestra, et c’est peu de l’écrire. Projet de deux allumés pas timides pour une intégrale The Divine Comedy, le compositeur François-Elie Roulin et la chanteuse Joanna Swan, l’orchestre en question balance des pépites opéra rock, quelque peu bling bling certes (on sent le travail d’habilleur musical de Roulin pour France 2 ou… le Tour de France), d’où ressort le superbe timbre de voix de Joanna Swan, d’une clarté épicurienne qui n’exclut pas un sens certain de la tragédie. Album concept par excellence, le disque raconte l’histoire de robots qui débarquent sur terre et découvrent qu’ils ne sont que de vulgaires machines. Là où on aurait pu avoir droit à une logorrhée insipide digne des pires comédies musicales post-Le Roi Soleil, Roulin et Swan se distinguent par un sens de la dramaturgie – très – mélodique proprement scotchant, en toute impunité grandiloquente revendiquée. Et si on pourra toujours regretter l’une ou l’autre faiblesse, à l’image de ce solo de guitare démonstratif en pénible rappel de Yes sur Empty Space ou ce clin d’œil trop voyant aux Virgin Suicides sur Loving Machine, la fréquentation rapprochée de cet improbable opus fascine bien plus qu’elle ne rebute.

 

Un disque : Alien Robots Orchestras/t (Bizar Bizar)


 

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