07/02/2009

zeitkratzer & Keiji Haino – electronics

zeitkratzerkeijjihaino-electronicsPersonnage mythique de la scène free noise rock (en gros), le Japonais Keiji Haino n’est plus à présenter quand il s’agit de dépasser les cadres étriqués des bonnes conventions sonores. Présent aux percussions (sur l’étonnant Drum Duo), à la guitare, à l’électronique et surtout au chant (et lequel !), l’ami du génial Kan Mikami intègre mer-veil-leu-se-ment sa voix unique de ténor fou à l’orchestration, notamment sur le premier Aria, où ses variations vocales déclinent à l’infini un sens de la dramaturgie abstraite comme elle est viscérale. Davantage bruitiste, le second Aria voit zeitkratzer (ils insistent sur le z minuscule) jongler avec l’héritage des Einstürzende Neubauten, confronté une radicalité stockhausienne dont on ne ressort que difficilement vivant. Morceau de bravoure du disque, les vingt-cinq minutes de la Sinfonia confirment la folie furieuse – faudrait-il écrire psychiatrique ? – qui s’est emparée en ce soir autrichien d’avril 2006 et on aurait sacrifié nos intégrales Kevin Drumm et Merzbow pour pouvoir en être. Time machine, anyone ?

 

A suivre

Un disque : zeitkratzer & Keiji Haino electronics (zeitkratzer)

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