26/02/2009

Helvetikone – Bubble Hum

helvetikone-bubblehumCe ne m’est même pas un euphémisme, la fréquence discographique de Helvetikone est tout sauf soutenue. Un premier EP en 2003, suivi de cinq années de silence, avant le premier vrai album, il n’y à guère de quoi remplir les étagères Ikea de nos appartements même étroits. N’imaginez toutefois pas Eduard Müller en oisif pianotant sur Facebook du matin au soir, l’homme gérant au quotidien la programmation du fameux tracker musical Renoise, activité principale qu’il combine à celle de producteur techno.

Le disque débute par un formidable track mélodique, où un synthétiseur robotique kraftwerkien tient la fragée haute à des dark beats d’une profondeur étonnamment cristalline, tels des Front 242 sous hypnose rudoyant Apparat. Ce ne sont pas les seules traces d’electronic body music du disque, loin s’en faut, tant le producteur berlinois prend un malin plaisir à multiplier les crocs-en-jambe à la scène techno minimale de sa ville. Par-delà les rigueurs sombres de ses rythmiques, Müller s’affranchit de la nuit en distribuant les pilules de couleur violacée qui font guili guili. Toutefois, et c’est bien dommage, Helvetikone peine à dépasser le simple stade de l’obscurité dubstep, se contentant par moments de redondances trop peu originales pour convaincre (Exocrine). Heureusement, d’autres étapes de Bubble Hum voient son auteur se démarquer du son de Croydon, en une idiosyncrasie qu’on aurait aimé plus affranchie de ses maîtres.

                 

Un disque : HelvetikoneBubble Hum (Digital Gadget)

Cis (Dev) - Helvetikone

Mosquito - Helvetikone

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