19/04/2009

Mikhail – Morphica (I)

Mikhail_bySinisaSavicML’histoire de Mikhail Karikis débute dans le port de Thessalonique, un jour de 1975. Des années plus tard, formation classique incluse, le musicien grec émigré à Londres, capitale mondiale de tous les excès soniques et visuels, les deux éléments étant intimement liés dans l’œuvre éprise de liberté du compositeur hellénique.

 

Puisant son inspiration dans une multitude de sources, des rituels de reproduction des insectes aux mouvements des galaxies en passant par les interférences des téléphones portables – le spectre est large, vous le devinez – Karikis n’exclut aucun à priori dans sa démarche stylistique. Fasciné notamment par le groove de la rythmique des ondes GSM dans les haut-parleurs, la faconde musicale du producteur aujourd’hui trentenaire participe pleinement d’un mouvement qui fait la part belle à l’accident, tout en dépassant largement les limites paresseuses de la pure confrontation hasardeuse.

 

Auteur d’une thèse de doctorat au résultat intitulé Silence of the Self, Karikis analysait les rapports entre la voix et le son, c’était pour mieux explorer le moi au sein d’un livre audio de 440 minutes (!), complété d’un livre de textes illustrés, deux CD audio et un DVD abritant quatre courts-métrages. Quelques années plus tard, celle où vous lisez ces présentes lignes, l’intention manifeste de mêler le visuel au sonore est plus que jamais d’actualité, en témoigne le coffret Morphica, édité par l’intransigeant label belge Sub Rosa.

 

A suivre

 

Photo: Sinisa Savic

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