21/05/2009

Kiki – Kaiku

kiki-kaikuNom de plume – et de scène – du Finlandais Joakim Ijäs, Kiki avait tout pour ne pas casser la baraque minimal dance, vous savez, celle bâtie par une planète se rêvant en Ellen Allien pour se réveiller en Miss Kittin du Borinage. Rythmes chaloupés, beats abasourdis et branlette technoïde solitairement old skool, tout laissait concourir le second opus du protégé d’Ellen Fraatz à ne demeurer qu’une production lambda de plus dans un secteur où le rythme de production kilométrique laisse souvent pantois. C’était sans compter sur la bombinette dancefloor Autumn Leaves en introduction de ce Kaiku qui n’est pas que pour les kakous, bien que d’autres séquences nous renvoient dix ans en arrière sans même faire semblant (Good Voodoo). Toutefois, les bonnes surprises l’emportent largement, en témoigne les boucles downtempo machinalement murmurées de No Words Necessary, originales et subtiles tout en étant dynamiques. Guère éloignée, parfois, de la démarche synth-pop d’un Apparat, en témoigne le violoncelle électrique de Immortal, finalement proche d’un certain Arthur Russell en version Bpitch, la démarche du producteur finnois mérite, sinon notre pleine adhésion, un respect total et sans autres limites que les quelques rappels trop voyants d’un passé trépassé.

 

Un disque : Kiki Kaiku (Bpitch Control)

Autumn Leaves - Kiki

Autumn Leaves - Kiki

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