24/05/2009

K-Branding – Facial

k-branding-facialAu sein de ce royaume bizarre qu’est la Belgique, la réputation scénique des K-Branding n’est déjà plus à faire, tant leurs prestations en live qui ont jalonné leurs (déjà) nombreuses années d’existence ont marqué toute une génération d’indie fans adeptes des défunts festival RhâââLovely et salle Magasin 4 (le CBGB brusseleir). Complètement déchaînés le premier orteil à peine posé sur la scène, le trio (depuis 2004) Grégory Duby (guitare) – Vincent Stefanutti (saxophone) – Sébastien Schmit (batterie) ne laisse pas repousser grand-chose, si ce n’est de l’herbe et elle n’a pas exactement le goût du gazon.

Auparavant sextet, c’est bien sûr dans sa formule amputée de moitié que le combo bruxellois est le plus convaincant et ce premier essai de studio démontre – avec quel éclat, mes amis – toute la vigueur décapante de ses vertus. Parfois terrifiant de dézinguage pur-Zu, les trois comparses décapitent le jazz à grands coups de dub, quand ils ne fracassent pas la cold wave sous le pillon du free rock. D’une totale liberté de ton – elle fait songer à une collision entre Cheval de Frise et Pelican – la musique terriblement noise de K-Branding ne se résume pas, ce serait trop simple, à une avalanche de bruits et de claquements. Magnifiquement structurée et étagée dans sa folie guerrière, elle déboule tel un tsunami lyrique dont le saxophone de Stefanutti serait la vague, la guitare l’ouragan et la batterie le coup de massue final. Totally impressive, as they say.

 

Un disque : K-Branding Facial (Humpty Dumpty Records)


Nubian Heat - K-Branding

Africanurse - K-Branding

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