24/08/2009

Sébastien Schuller – Evenfall

sebastienschuller_evenfallEn 2005, époque de la sortie de son premier opus, le toujours aussi beau Happiness, Sébastien Schuller nous faisait part de sa curiosité pour le personnage fantasmagorique de Mark Hollis. Au-delà de la curiosité pour le mythique personnage caché derrière ses lunettes noires, le temps a prouvé l’originalité profonde de la démarche du chanteur parisien, largement au-delà des cimes d’où l’on se moque de l’infernal arsenal des copieurs de Radiohead (au mieux) ou de Coldplay (fut-il de Courtrai, M. Ozark Henry).

Tout aussi abouti que son prédécesseur, Evenfall’ débute par une ballade triste au piano, belle comme un Maximilian Hecker qui aurait oublié les minauderies. Toujours mélancolique, Schuller oublie l’affèterie et enlumine l’héritage des géniaux Weeping Willow et Tears Coming Home, ces sublimes élégies qui ont hanté nos jours quatre années durant. Magnifiquement accompagné par une clique au pinacle de la scène française (l’incontournable Jean-Michel Pires aux fûts, Richard Cousin à la basse), le Montmartrois étale – sans démonstration aucune – une science infinie des arrangements, héritée d’une pop anglaise entre Divine Comedy et, évidemment, Talk Talk. Quant à la voix de ténor de notre homme, elle tient toujours autant du miracle, perché là-haut vers l’infini.

 

Un disque : Sébastien Schuller Evenfall (Green United Music)


Morning Mist - Sebastien Schuller

The Border - Sebastien Schuller

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