27/08/2009

God Help The Girl – s/t

godhelpthegirlL’artwork de God Help The Girl menait déjà sur la piste de Glasgow. Un joli minois, l’air pensif et mélancolique, perdue dans un temps où Lee Hazlewood faisait swinguer Nancy Sinatra, l’indice était manifeste. La plaque à peine posée sur la platine, le doute n’était plus permis, Stuart Murdoch l’insatiable avait de nouveau frappé.

Privé, depuis plusieurs années déjà de sa partenaire Isobel Campbell, partie trouver refuge viril dans les bras de Mark Lanegan, l’âme des Belle & Sebastian avait trouvé le temps d’une échappatoire, elle prenait la forme d’une (presque) comédie musicale, dont le tournage est prévu courant 2010.

Et quitte à visiter les années soixante à grandes rasades d’eau de rose, Murdoch endosse l’habit du producteur, classieux et magnétique. A grands coups de violons, il prend à témoins Phil Spector et Burt Bacharach, qui auraient trop heureux d’orner l’écrin de la splendide chanson-titre, écrite de main de maître. Et autour d’une équipe de noms connus (Neil Hannon, Mick Cooke trompettiste des B&S et arrangeur) et inconnus (Catherine Ireton, révélation au chant sur la majorité des titres, l’agaçante Brittany Stallings en Joss Stone de pacotille sur Funny Little Frog), il nous fait passer un délicieux moment de lévitation romantique qui demande confirmation dans les salles obscures.

 

Un disque : God Help The Girl – s/t (Rough Trade)


God Help the Girl - God Help the Girl

Perfection as a Hipster - God Help the Girl

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