17/09/2009

Lightning Dust – Infinite Light

Lightning-Dust-Infinite-Light-477508Les premières secondes de la lumière, infinie comme elle est belle, l’indiquent, c’est un grand disque, celui du duo américain Lightning Dust, qui nous attend. Promenades élégiaques au son d’un piano bleuté et d’un orgue atténué, accompagnements de guitare d’une subtile discrétion, tout concourt à faire de cette Antonia Jane une des chansons coup de cœur de l’année. La suite est, sinon du même acabit, parfaitement recommandable, elle aussi. Entre compromis idéal entre Belle & Sebastian et The Kills (I Knew) et déclinaisons empoisonnées des Fiery Furnaces (The Times), les duettistes Amber Webber / Joshua Wells (tous deux membres de Black Mountain, par ailleurs) trouve le ton juste, la manière compositrice en sus. Romantique quand il faut, sans la moindre compassion adolescente svp (Never Seen), il tire tout le sel de la voix très sensuelle de Melle Webber, empreinte d’un vibrato à la Frida Hyvonen et d’une puissance très maîtrisée qui rappelle Martha Wainwright. Pleinement assumé, jusque dans ces excès (les trémolos de History, par exemple), Infinite Light risque d’encore faire parler de lui, et en (très) bien.

 

Un disque : Lightning Dust Infinite Light (Jagjaguwar)

 


Antonia Jane - Lightning Dust

The Times - Lightning Dust

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